[Multivers] Street Justice

Aller en bas

[Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Jeu 22 Juil - 3:35

Street Justice Série#1: Brûlures

#1:Explosion


Los Angeles, Californie, 22h15


-Patrouille 32, ici Centrale, répondez, grésilla la radio de la voiture de police.
Allison Rosdale, au volant, regarda son partenaire prendre une bouchée de son beignet rapidement. Avalant de travers, il empoigna le talkie et répondit la bouche encore pleine :
-Ici Patrouille 32, à vous.
Michael Debrowski se retourna vers sa collègue et haussa les épaules, un peu gêné. Elle se contenta d’un soupir et tourna son regard vers la rue. Leur voiture était stationnée devant un petit café du centre-ville de Los Angeles, c’était l’heure de la pause et visiblement, ils n’auraient pas le temps d’en profiter. La voiture toujours en marche, Allison glissa le bras de vitesse en position « D », prêt à partir. La radio grésilla et la voix robotique de la centrale reprit :
-On a une entrée par infraction au laboratoire de la ChemCo, selon un témoin il y aurait plusieurs individus et ils seraient armés.
-10/4 Centrale, on est en route.

À peine Michael relâcha le bouton du walkie que la sirène de la voiture retentit rapidement suivit par le crissement de pneu. Effectuant un demi-tour au milieu de la rue déserte pour le moment, Allison se dirigea vers le laboratoire plein gaz. Tout le monde connaissait le laboratoire de la ChemCo. La compagnie internationale avait connue une importante chute en bourse suite à l’arrestation de son PDG à Chicago. Depuis, des rumeurs de faillite et autre drame avait fait les manchettes des infos. Michael tenant fermement son café tandis qu’Allison effectuait un tournant serré à angle droit, poussa un juron.
-Pourquoi nous ? Ils n’ont pas leur propre sécurité ChemCo, demanda le policier.
Allison évita une voiture en doublant celle-ci dans la voie inverse avant de reprendre sa place sur le bon côté de la route.
-Pas depuis la crise financière de la compagnie, ils ont dût faire des coupures. Ils n’ont plus d’homme sur le terrain, répondit-elle en gardant les yeux sur la route.
Michael garda le silence. Il jeta un rapide coup d’œil vers sa partenaire. Ses cheveux courts auburn virevoltaient à chaque manœuvre qu’elle faisait effectuer à la voiture. Maintenant dans une ligne droite, il reporta son attention sur son café dont il s’empressa de prendre une gorgé. Il se sentait coincé dans le véhicule dût à son ventre bien en forme et sa grande corpulence. Ils faisaient un drôle de duo, elle était filiforme et bien en muscle pour une femme. Les entrainements policiers obligent. Elle était dans la jeune trentaine avec quelque dizaine d’année de service dans les forces policière, lui en contre partie achevait bientôt. Début cinquantaine et cheveux gris bien présent, la forme physique n’y était plus, mais lui, il avait l’expérience du terrain, il n’avait plus besoin d’être en bonne forme physique.

Le laboratoire était visible au loin, un immense building blanc de cinq étages avec d’énorme baies vitrées et une affiche portant le logo de la compagnie écrit en bleu foncé éclairé par des projecteurs en cette nuit fraîche. Allison éteignit les gyrophares et la sirène pour ne pas alerter les individus. Elle gara la voiture du côté nord de la bâtisse de façon à être dissimulé par l’immense clôture entourant le laboratoire. Michael du haut de ses deux mètres sortie le premier en saisissant le fusil à pompe se trouvant au milieu de la console. Allison le rejoignit rapidement tandis qu’il vérifiait que le fusil était bien chargé. D’un geste précis, Allison enleva la sécurité de l’étui de son baretta. Il suffit au policier d’un instant pour remarquer que sa jeune coéquipière n’avait pas sa veste pare-balle.
-All, ta veste.
Allison se retourna vers lui. D’un geste de la main il tapa sur sa propre veste. Elle baissa les yeux et remarqua qu’elle ne l’avait pas.
-Merci, dit-elle avant d’aller rapidement enfiler sa protection.

Michael alla se plaquer contre la clôture, suivit de près par Allison qui refermait son blouson d’uniforme. Marchant lentement, tous deux se dirigèrent vers la porte principale de l’édifice. Les deux policiers remarquèrent rapidement les éclats de vitre qui gisaient par terre et au milieu, une brique rouge. Allison empoigna son arme et enleva le cran de sécurité. Michael osa un regard rapide profitant de la couverture du coin de la bâtisse et de la baie vitrée. Il n’y avait aucun mouvement. D’un signe de la main de ce dernier il indiqua que la pièce était vide. Allison entra, l’arme pointée vers les ténèbres du lieu, rapidement suivit par son confrère.

Ils continuèrent ce manège pièce par pièce sans rien trouver sur les trois premiers étages. Ils allaient monter au quatrième lorsqu’une détonation se fit entendre derrière le building, dans l’entrepôt. Allison courut vers la fenêtre la plus proche donnant vue sur l’arrière du laboratoire et vit trois silhouettes s’engouffrées dans l’entrepôt. Michael n’avait pas chômé de son côté, il tenait la porte de l’ascenseur ouverte le temps que sa collègue le rejoigne. Ensemble, ils redescendirent au niveau du rez-de-chaussée et se dirigèrent vers l’entrepôt.
-J’ai vue trois personnes, mentionna dans un murmure Allison à Michael tandis qu’elle ouvrait la porte menant à l’extérieur. Légèrement penchés, les deux policiers toujours aux aguets se positionnèrent de chaque côté de l’entrée.

Michael tenta un bref regard rapide dans la pièce et remarqua des faisceaux de lampe de poche au loin, sur le niveau supérieur. Il entra donc toujours suivit d’Allison. L’entrepôt contenait différent cylindres immenses formant quatre rangées bien distincte séparé par des couloirs permettant une circulation fluide. Chaque couloir était protéger par une rampe d’acier de chaque côté. Au fond de l’entrepôt il y avait une sorte de bureau surplombant le tout, le seul accès était les marches au fond du couloir central. Des passerelles surplombait également les cylindre métallique permettant probablement aux scientifique d’observer le contenue de ceux-ci. Les deux policiers s’engouffrèrent dans le bâtiment lugubre part le couloir central. Le silence ambiant était rompu que par le son grinçant de la ventilation. Il faisait extrêmement noir et les deux agents de la paix avançaient lentement, laissant leurs yeux s’habituer à la noirceur. Les intrus étaient toujours au second niveau dans le bureau de superviseur probablement. Le son de leurs voix était maintenant perceptible par la jeune femme, mais incompréhensible.

Tandis que les deux policiers approchaient maintenant de l’escalier de métal menant à l’étage, ils entendirent des sons de course au-dessus d’eux. Ils s’immobilisèrent et purent voir les trois brigands tout de noir vêtue courir sur une passerelle juste au-dessus de leur tête. Braquant son arme vers eux, Michael alluma sa torche en criant le « FREEZE » classique, imité par Allison. Les brigands parurent surpris et s’immobilisèrent un instant, mais une explosion puissante dans le bureau du superviseur projeta Michael contre une cuve de métal, inconscient, tandis qu’Allison s’écroulait au sol, une dizaine de mètre plus loin, le souffle coupé.

Elle se releva difficilement et s’aida de la rampe à proximité pour se diriger vers son collègue qui gisait maintenant face contre terre. Étourdie, elle tenta de le retourner, mais bien qu’elle soit musclée pour une femme, son faible poids contre celui beaucoup plus important de Michael l’empêcha d’effectuer la manœuvre. Elle jeta un rapide coup d’œil vers le bureau en flammes, celles-ci se propageaient rapidement et elle ne doutait pas un instant que l’entrepôt était rempli de produit chimique hautement explosif, ils devaient quitter l’endroit.
- Mike, réveille-toi bordel!
Reprenant de plus en plus conscience, elle retenta sa manœuvre. Déployant un effort physique immense, elle finit par réussir à le remettre sur le dos, mais il était toujours inconscient. La fumée s’épaississait au-dessus de leurs têtes. Allison commençait à paniquer, ils devaient impérativement quitter l’endroit. Sans aucune retenue, elle frappa Michael au visage à plusieurs reprises. Il ouvrit finalement les yeux, lentement et sans crier gare, il la saisie dans un geste rapide de ses deux bras puissant autour de la taille et se retourna rapidement, l’entraînant sous lui.

Une poutre de métal s’écroula sur eux en arrachant un cri de douleur au policier qui faisait bouclier de son corps pour sauver la jeune femme de trente-trois ans. Elle avait de la difficulté à respirer, son corps était comprimé par le poids combiné de son collègue et de la poutre d’acier. Michael grimaçait de douleur, alors qu’il tentait de se relever pour permette à sa collègue de respiré. Paniquée et toujours incapable de respirer, Allison vit une trainée de flammes se diriger à une vitesse incroyable en direction d’une des immenses cuves les entourant. Elle n’eut que le réflexe de fermer les yeux avant de perde connaissance sous l’impact fulgurant de la chaleur de l’explosion de la cuve.

#2: Monstruosité



Hôpital Cedar-Sinaï, Los Angeles, 03h07


Les moniteurs dans la pièce jouaient leur musique classique dans les ténèbres. Allison Rosdale se trouvait sur le lit, à l’étage des grands brûlés. Aucun son autre que ceux des moniteurs n’étaient audible dans la pièce. Sur le petit divan au côté du lit, un homme dormait tant bien que mal dans une position étrange. C’était son tour de veiller sur Allison. Il bougea dans son sommeil agité et la douleur qu’il ressentait dans le cou le réveilla une nouvelle fois avec un grognement. Profitant de son réveil, il jeta un rapide coup d’œil sur les moniteurs. Rien de nouveau. Deux semaines dans le coma et toujours aucun signe que sa grande sœur récupérait. Nic Rosdale se leva et prit la direction de la petite toilette de service. Il connaissait maintenant le chemin par cœur pour avoir veiller sur sa sœur une journée sur deux. Sa mère venant le relayer de temps à autre. Toujours dans les brumes du sommeil, Nic se heurta le pied au coin de la table de service de la chambre et poussa un juron. Par reflexe, il prit son pied dans sa main et sauta ainsi sur un pied pendant quelque instant en jurant abondamment.

Alors qu’il était maintenant bien réveillé, il allait fermer la porte pour faire ses besoins lorsqu’un son attira son attention. Il s’immobilisa et tendit l’oreille, incertain. Puis le son, une sorte de grognement sourd à peine audible, se fit entendre de nouveau. Le cœur du jeune homme de trente ans ne fit qu’un bond dans sa poitrine. Les moniteurs confirmèrent rapidement ce qu’il avait déjà compris. Il courra jusqu’au chevet de sa sœur.
-All…All, c’est Nic, je suis là. Je suis là.

Allison tenta d’ouvrir les yeux, mais quelque chose l’en empêchait, un obstacle. Elle tenta d’enlever l’obstacle de ses mains, mais eux aussi refusèrent d’obéir. Une voix familière lui parvenait. Son frère. Elle tenta de tourner la tête vers lui et de parler, de lui demander ce qui se passait, mais elle demeura inerte et seul un grognement sourd sembla quitter sa bouche. La panique commençait à s’installer.
-Ne bouge pas All, je vais chercher un doc, lui dit son frère à l’oreille.

Un docteur? Allison se trouvait donc dans un hôpital. Elle fût alors submergée par le souvenir de l’incident au labo et de l’explosion, des trois brigands fuyant et de Michael faisant bouclier de son corps. Seul dans les ténèbres de sa chambre, elle aurait pleuré, mais aucune larme ne vint couler sur sa joue.

Elle entendit des pas de courses venir en sa direction, probablement son frère. Mais il n’était pas seul, d’autres pas étaient également audible. Un « clic » pas trop loin d’elle ne se fit entendre. Elle déduisit que c’était l’interrupteur de la chambre, pourtant, elle demeurait dans la noirceur. Une nouvelle crise de panique. Était-elle aveugle?

-Madame Rosdale, veuillez demeurer calme s’il vous plaît, dit alors une voix qui lui était inconnue. Je suis le docteur Williamson, vous êtes au Cedar-Sinaï et vous avez subit de graves lésions corporelles, c’est la raison pourquoi vous ne pouvez bouger. Je vais retirer tranquillement le bandage qui vous couvre le visage, si vous avez mal à un quelconque moment, n’hésitez pas sonner.

Allison sentit qu’on lui mettait quelque chose dans la main. Elle serra celle-ci fortement, trop contente de sentir ses doigts bouger. Le docteur se mit alors au travail, elle entendait ses mouvements de va et viens autour de sa tête, mais elle ne sentait absolument rien, aucun contact. Après quelque instant de patience, une lumière tamisée lui fit fermer rapidement les yeux. Elle les ouvrit de nouveau et les détails de la pièce commença à se matérialisé, tout d’abord embrouillé, puis plus clairement. Elle pouvait maintenant bouger la tête.
-Comment vous sentez-vous ? demanda le médecin.
Nouveau grognement de sa part. Pourtant, il lui semblait bien qu’elle avait répondu « bien ». Elle retenta l’exercice, nouveau grognement. Elle tourna la tête vers le docteur en blouse blanche qui était maintenant dos à elle. Il semblait chercher quelque chose sur le petit comptoir à proximité. Elle poussa un long grognement.
-Du calme Madame Rosdale. Je vais examiner vos cordes vocales dans un instant.
Paniqué, Allison se tourna vers son frère qui était blanc comme un drap. Il hésita un instant et prit finalement la main de la jeune femme dans la sienne en signe de réconfort.
-Tournez la tête vers moi et ouvrez grand la bouche.
Allison s’exécuta en silence. À l’aide d’outils étrange et différent, le docteur Williamson examina la jeune policière durant quelques minutes avant de déposer ses outils.
-Bien, vos cordes vocales ont subit des dégâts, mais vous devriez être capable de parler, il suffit seulement de les stimulés un peu. Je vais devoir faire quelque examen suite à vos brûlures, mais ça va devoir attendre à demain matin car je vais avoir besoin d’aide. On se revoit donc dans quelques heures, tentez de vous reposé.
Le docteur adressa un sourire chaleureux à Allison et fit un signe de tête à Nic avant de quitter la pièce. Allison tourna une nouvelle fois la tête vers son frère, elle avait tellement de question à lui poser, mais elle n’avait aucun moyen de le faire.

* *
*

Elle était un monstre. Le médecin avait tenu parole, il était revenu. Il avait fait ses testes. Elle était un monstre. Il lui avait expliqué que son corps était brûlé au troisième degré sur la totalité de celui-ci. Elle était défigurée, sans aucun espoir de redevenir ce qu’elle était avant. Elle était un monstre. Elle ne pouvait plus pleurer, elle n’avait plus de paupière. Ses lèvres étaient inexistantes. Elle parlait avec une voix qui ressemblait à un grognement. Elle était un monstre. Son frère pleurait en silence. Sa mère tentait de les réconforté tous les deux en retenant tant bien que mal ses larmes. Elle était un monstre.

Williamson avait osé mettre un miroir devant elle, lui montrant le monstre qu’elle était devenue. Elle avait explosé dans une rage noir, saisit le miroir et l’avait balancé contre le mur. Elle criait sa haine, son désespoir, sa monstruosité. Il y avait pire. Il y a toujours pire. Michael, son partenaire, était mort. Il était mort dans d’atroces souffrances, tandis qu’elle, elle vivait toujours. Vivre alors qu’elle désirait maintenant mourir.

Williamson revint faire d’autre testes. D’autres examens. Elle croyait la perte de son ami et collègue le pire qui était arrivé, elle se trompait. Le médecin donna de nouveau pronostics, de nouveaux malheurs. Ses terminaisons nerveuses étaient totalement détruites. Elle ne ressentirait plus jamais la douleur, le toucher, les caresses. Pire. Encore pire. Son sang avait changé. Le docteur ne comprenait pas ce qui avait put créer un tel changement, mais changement il y avait. Il coagulait avant même d’avoir un quelconque contact avec l’oxygène. Ce qui en gros, faisait qu’elle ne perdait pas de sang malgré de blessures graves. Insensible et ne pouvant saigner, la colère d’être un monstre ne faisait que s’aggraver d’heure en heure.

-Il y a autre chose, se risqua le médecin.
Allison se tourna vers lui, le regard emplit de haine. Que pouvait-il y avoir d’autre! Déjà qu’elle était un monstre défiguré, qui ne connaitrait probablement plus jamais l’affection de quiconque. Même sa famille la regardait avec peur et dégouts, bien qu’ils tentaient de le cacher.
-QUOI, grogna-t-elle de sa voix désormais très masculine.
Le médecin hésita un bref instant.
-Lors de votre accident, vos vêtements ont littéralement fondu. Votre veste pare-balle…elle… elle à subit le même sort, mais, comment dire… elle c’est mêlée à votre peau, intégrant ainsi votre corps.
Allison demeura silencieuse. Elle baissa la tête en direction de son torse. De sa main droite, elle frappa sa poitrine. Elle ne ressentit nullement le coup, mais un bruit sourd de métal retentit. Allison laissa sa tête retombé sur son oreiller, le moral à zéro.
-Je suis un putain de monstre…murmura-t-elle.


Dernière édition par Kaully le Lun 26 Juil - 2:44, édité 2 fois
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Ven 23 Juil - 0:12

#3: Rage


Deux jours étaient passés depuis son réveil. Deux jours à se morfondre et à être en colère contre l’humanité toute entière. Elle était maintenant seul sans sa chambre d’hôpital, elle ne désirait plus avoir la compagnie de sa famille. Ils souffraient de la voir ainsi, aussi bien les chasser et les laisser faire leur deuil. Allison Rosdale était morte dans l’incendie de l’entrepôt, en même temps que Michael Debrowski. Ce qui restait de la fille gentille et serviable s’était rapidement transformé en haine et en colère.

Quelqu’un cogna à la porte. Allison regarda l’horloge, il était 21h30. Les heures de visites étaient depuis longtemps terminées. Elle prit la télécommande de son téléviseur et coupa le son tandis que la porte s’ouvrait pour laisser place à son chef de police, Roger Camallari. Un vieil homme à la carrure banal. Ses yeux vert plongèrent vers le sol lorsqu’il vit pour la première fois le visage de l’ex-policière. Il se racla la gorge en se frottant la moustache avant d’avancer, le visage toujours vers le sol.
-Agent Rosdale, dit-il comme simple salutation en levant la tête tentant de maquer son dégoût.
Allison ne répondit pas. Elle le fixait en silence.
-J’ai une bonne nouvelle, nous avons appréhendé un des suspects de l’incendie ChemCo.
Il semblait fier de lui dire cela alors qu’elle n’en avait foutrement rien à faire. Pourtant, quelque chose, une idée, apparut dans un coin sombre de son esprit. Elle tourna la tête vers le policier qui enleva sa veste pour prendre place dans le petit fauteuil. L’idée germa encore plus. Il allait continuer de parler, mais Allison se racla la gorge pour l’interrompre.
-Pourriez-vous aller me chercher de l’eau ?
-Mais bien sur Rosdale.
Le poisson mordit à l’hameçon. Camallari se leva et entra dans la salle de bain. Maintenant pleinement en forme, Allison sauta en dehors du lit en faisant le moins de bruit possible et fouilla prestement les poche du vieil homme. L’évier commença son chant tandis qu’elle fouilla la seconde poche et en sortie un trousseau de clé. Allison jeta un regard rapide vers la salle de bain et reporta son attention sur les clés. Elle savait exactement ce qu’elle cherchait. Une par une elle écarta les clés inutiles. L’évier cessa de chanter au moment ou Allison regagnait son lit à toute vitesse. Roger revint dans la pièce avec son verre d’eau, l’air triomphant et le déposa sur la table de chevet.
-Donc comme je disais, débuta le chef de police.
-Désolé Chef, mais je ne suis pas vraiment en état de discuté. Vous pourriez revenir une autre fois?
Le vieil homme parut offusquer, mais se résigna. Il quitta Allison en lui promettant que justice serait rendu.
-Oh oui, elle sera rendu…murmura Allison pour elle-même en regardant la clé qu’elle venait de dérobé au policier alors que ce dernier refermait la porte derrière lui.
Elle se leva et se dirigea vers l’armoire ou son frère avait prit soin d’y ranger quelques vêtements. Elle les enfila et quitta sa chambre.

* *
*

Sur le toit de l’immeuble en face, une silhouette en vêtement de combat noir observait la chambre de la jeune femme. Espionnant grâce à des jumelles, la personne avait tout vue du manège de la jeune femme et il se doutait bien de ce que l’ex-policière avait en tête. Se levant, la silhouette rangea les jumelles miniatures dans sa poche de pantalon et sauta du toit de l’immeuble de plusieurs dizaines d’étages sans demander son reste.

* *
*

Allison était maintenant habitée d’une rage qui augmentait à chaque seconde. Elle allait rendre justice à son partenaire décédé. Elle allait faire payer le mec que les autorités avaient en détention. Dans la rue, les gens la regardaient et s’écartait d’elle en baissant les yeux, ce qui ne faisait que mettre de l’huile sur le feu de sa rage. La lumière au coin de la rue vira au rouge et deux automobiles s’immobilisèrent. Allison se dirigea vers la première et fit le tour de celle-ci pour ouvrir la portière du conducteur.
-Qu’est-ce que … commença le conducteur frustré, mais il s’étouffa net lorsqu’il vit le visage de la jeune femme dans la lumière.
Elle l’empoigna par le collet et le propulsa dans la rue sans autre forme de procès avant de prendre sa place. Côté passager, une femme criait à s’époumoner. Allison se contenta de la frapper au visage d’un coup sec pour la faire taire. La femme tomba inconsciente. Allison ferma la porte et se dirigea vers le poste de police à toute allure en faisant crisser les pneus sur le pavé tandis que l’homme signalait le 911 sur son portable.

Vingt minutes plus tard, Allison garait la voiture dans le stationnement du poste de police. Un immeuble ayant vue de plus beau jour avec un immense terrassement constitué d’arbres et d’une immense plaque de granite indiquant : « Pour servir et protéger » séparant le stationnement de la rue moindrement passante. Elle sortit et se dirigea vers une des voitures de police qui venait de se stationner. Deux agents sortaient en rigolant, un café à la main. Sans aucune conscience, d’un pas décidé, Allison se dirigea directement sur le passager. Le conducteur allait lui parler, mais lorsqu’il put enfin voir le visage de la jeune femme, il recula en échappant son café. L’effet de terreur que sa peau carbonisé et déformé procurait au policier donnait un avantage certain à l’ex-policière. Elle saisit rapidement le pistolet du policier qui se trouvait dos à elle dans un geste rapide et précis. Surpris ce dernier baissa son regard vers son étui puis se retourna pour se prendre un coup de crosse dans le visage, s’écroulant par terre gémissant. Allison portant un second coup derrière la tête en visant la nuque, il cessa de bouger. Le conducteur avait maintenant repris ses sens en voyant l’attaque violente dont son compagnon venait d’être victime et sortait son arme. Il le braqua sur l’ex-policière en même temps qu’elle faisait la même chose vers lui.
-Déposez votre arme! cria le policier tremblant de peur.
Allison tremblait. Elle ne voulait pas tirer sur le pauvre policier, surtout qu’elle le connaissait, mais la colère, la rage, la haine, le désespoir, la tristesse, tous ses sentiments l’empêchait d’abandonner sa quête de vengeance. À l’intérieur du bâtiment, il y avait sa cible.
-Non, répondit-elle calmement
Elle baissa ensuite son arme vers le policier au sol.
-Vous, déposez votre arme ou votre collègue se prend une balle.
Le policier hésita, le bluff d’Allison semblait fonctionner. Il décida finalement de laisser tomber. Il déposa son arme au sol.
-Utilise ton pied pour l’envoyer vers moi.
L’agent de police s’exécuta en gardant les yeux rivé vers elle. Prenant l’arme, elle se dirigea vers lui. Il ferma les yeux tandis qu’elle l’assommait à son tour. Des passant observait la scène et certain, ironiquement, appelait déjà la police. Elle manquait de temps. Elle se pencha et fouilla rapidement le policier qui conduisait la voiture. Prenant les clés de la voiture elle déverrouilla le fusil à pompe tandis qu’elle glissait les deux révolvers dans sa ceinture. D’un geste rapide, elle vérifia qu’il était chargé et toujours d’un pas sur et décidé, elle monta les marches vers la porte principal du building, le fusil à pompe dans les mains.

* *
*

Dans la pénombre, l’homme tout de noir vêtue observait le manège de la jeune femme. Il ignorait si elle allait tuer les deux policiers, il se tenait donc sur le qui-vive, prêt à intervenir. Il fut ravi de la voir gravir les marches en laissant les deux hommes en vie. L’homme quitta sa cachette pour se diriger vers l’arrière du bâtiment de brique.

* *
*

Allison ouvrit la porte de vitre et entra dans le hall principal du poste de quartier. L’alerte n’était pas encore donnée et il n’y avait que quelques agents s’affairant à leurs dossiers, tous trop occupés pour la remarquer. L’homme responsable de l’accueil leva la tête avec un sourire chaleureux alors qu’elle s’approchait du comptoir. Sourire qui disparue bien vite à la vue du canon de son fusil à pompe qui était collé à son visage.
-Ouvre la porte du secteur de détention, ordonna Allison.
Le policier glissa la main sur le comptoir jusqu’à sa console et appuya, un bruit sec de verrou se fit entendre sur la droite.
-Merci, se contenta Allison avant de frapper l’homme de la crosse de son arme. Le nez en sang il s’écroula par terre tandis qu’Allison courait vers la porte. Des cris retentirent derrière elle. Elle les ignora, elle approchait de son but. Dans le hall, des policiers portèrent main forte au pauvre policier de l’accueil, d’autre dégainèrent leur pistolet et se lancèrent à la poursuite d’Allison. La porte se referma derrière elle et sans attendre elle se retourna pour faire feu dans le système électronique d’ouverture de la porte au calibre douze. Les policiers se heurtèrent à une porte maintenant impossible à ouvrir.
-Vite, la porte de sortie! Cria l’un d’eux tandis qu’il se dirigeait déjà vers l’extérieur, suivit des autres policiers.

Allison se retourna et un policier se tenait devant elle. Une jeune recrue à peine sortie de l’académie. Peut-être qu’il était seulement nerveux, mais il fut autant surpris qu’Allison lorsqu’il fit feu. La balle heurta la jeune femme avec un son étrange de métal frappant du métal. Elle ne broncha pas. Elle se contenta de baisser les yeux vers son torse où se trouvait maintenant un trou au niveau de l’abdomen, le métal de sa « veste pare-balle » ayant bloqué le projectile. Elle releva la tête et vit que le jeune homme tremblait et suait à grosses gouttes. Il était terrorisé. Allison s’avança vers lui et lui décocha un direct du poing droit. Elle courut jusqu’à la porte de sortie des prisonniers. La porte que les agents utilisaient pour transporter les criminels vers la cours de justices municipal. Elle glissa son fusil de façon à bloquer celle-ci. Elle revint sur ses pas en examinant chaque cellule. Elle ne connaissait pas l’identité du brigand, mais heureusement pour elle, il n’y avait pas grand monde de présent. Une jeune fille, clairement une prostituée et un jeune homme. Les deux étaient collés contre le mur de leur cellule, terrorisé. Ils étaient tous les deux témoins du coup de feu de la jeune recrue qui gisait maintenant par terre. Aucun homme au monde n’aurait dut se tenir debout après une blessure pareil, mais elle n’était pas normal, c’était un monstre. Son visage et sa peau tordue, noircie augmentant de beaucoup leur terreur. Elle se dirigea vers la cellule du jeune homme. À vue d’œil, il n’était même pas majeur.
-Quel âge as-tu? Grogna-t-elle entre les barreaux de la cellule.
-Dix-sept ans…murmura le jeune interpellé.
Glissant la main dans sa poche elle sortie la clé qu’elle avait dérobé à son patron et entra dans la cellule en saisissant l’une des deux armes de poing à sa ceinture.
-Tu sais qui je suis? Demanda Allison.
À l’extérieur, les policiers jurait en tentant d’ouvrir la porte. Allison se tourna vers la porte, elle tiendrait le coup. Elle reporta son attention sur sa cible qui se tenait maintenant devant elle. Il faisait signe que non frénétiquement, les yeux rivé sur l’arme.
-Je suis ta victime.
Elle avança l’arme lentement, se délectant de la peur du jeune homme et le colla dans la bouche du jeune homme.
-Je suis le résultat de ton attaque contre ChemCo. Je suis Rage.
Elle enleva le cran de sureté avec l’aide de son pouce.
-Tu vas payer pour le meurtre de deux agents de police, Michael Debrowski et Allison Rosdale.
Le jeune homme ferma les yeux et pissa dans son pantalon. L’odeur aigre de l’urine arriva aux narines de la jeune femme qui baissa les yeux vers l’entre-jambes du jeune homme.
- Avant de mourir, donne-moi le nom de tes complices.
Le jeune homme baragouina quelque chose, l’arme ne lui permettant pas de parler correctement. Allison retira son arme et le jeune homme ne se fit pas prier.
-Mario Rosetta et Daniel Moriarty.
Allison esquissa un sourire, avait obtenue ce qu’elle avait besoin. Elle remit l’arme en place et allait appuyer sur la détente, mais une force étrange lui retira l’arme qui alla flotter dans les airs deux mètres plus loin. Surprise, elle se retourna et vit un homme tout de noir vêtue, des vêtements de combat, tel un ninja qui se tenait là, le bras droit devant lui. Il avait une cagoule qui ne montrait que ses yeux bleus clair. Allison lâcha le jeune homme pour se concentré sur le nouvel arrivant. Elle était en colère. Qui était donc ce clown qui venait gâcher le moment. Comment osait-il s’interposé entre elle et le meurtrier de son collègue et partenaire.
-Ne crois-tu pas que tu as eu ce que tu voulais? Demanda le ninja avec un fort accent allemand.
-Non, il respire encore, répondit Allison sans émotion et s’avançant vers lui.

À suivre


Dernière édition par Kaully le Lun 26 Juil - 2:45, édité 1 fois
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Ven 23 Juil - 3:25

#4: Justice



Rage alias Allison Rosdale, s’avançait vers le ninja allemand d’un pas sur tandis que derrière elle, le jeune homme tombait assis par terre et pleurait en silence, ravit d’avoir été sauvé in extremis par le nouveau venu. Le ninja déplaça son bras horizontalement comme pour chasser quelques choses de la main. Le revolver qui planait quelque instant auparavant suivit le geste du ninja et tomba dans le coin de la cellule. Rage tourna son regard vers le bruit que fit l’arme tombant sur le sol.
-Télékinésie, dit simplement le ninja.
Rage reporta son attention sur lui et hésita. Elle se trouvait donc devant un de ses fameux justiciers en collant. Elle avait entendu parler d’eux, comme le reste du monde. Que se soit de Shadow et Eaquel à Chicago, ou bien même c’est fameux terroriste Magnificent Justice. Elle analysa l’homme qui se trouvait devant elle un instant, incertaine de la marche à suivre.
-Qu’est-ce que tu veux ? Finit-elle par demandé de sa voix gutturale.
L’allemand haussa les épaules.
-Que tu lui laisse la vie sauve, c’est qu’un enfant. Il sera jugé par les autorités, pas par une personne blessé en quête de vengeance. Je ne peux pas te laisser faire.
Rage serra les dents.
-Pas question.
Elle glissa rapidement sa main dans son dos et extirpa le second revolver qu’elle avait dérobé au policier et tira sur le justicier. Il leva rapidement la main, mais cette fois, ce n’était pas pour lui enlever l’arme, il n’avait pas le temps, mais bien pour se protéger. Un mur blanc transparent, scintillant comme un néon, apparut devant lui et arrêta net le projectile et les quatre suivants que Rage tira en courant vers lui. Après chaque impacte, le mur translucide faiblissait et arrachait une plainte à son créateur. Voyant Rage foncé sur lui, le ninja tenta d’exécuter une roulade de côté, désactivant par la même occasion sa protection. Rage fut plus rapide que lui et d’un coup de pied sauté, elle le renversa contre les barreaux de la cellule d’en face. Légèrement sonner, le ninja tenta de reprendre ses esprit, mais déjà Rage lui frappait le visage d’un coup puissant du genou. Le corps maintenant inerte de l’allemand glissa lentement sur le côté et tomba à la renverse. Rage, se tenant au-dessus de lui pointa le canon de son arme vers sa tête et hésita. La policière en elle refusait de le tuer. Mais elle ne pensait plus correctement et le temps pressait, les policiers allaient finir par débarquer et elle n’aurait plus de chance d’obtenir rétribution. Elle retourna donc dans la cellule ou le jeune homme pleurait toujours, recroquevillé sur lui-même.
-Il est l’heure de payé…
Elle se pencha tandis qu’il relevait la tête, blême. D’une poigne de fer, elle le saisit par le cou et le releva en le glissant contre le mur.
-Pitié….c’était un accident. Il ne devait y avoir personne…
Rage entendait les supplices de l’homme, mais elle les ignorait. Elle repensa aux bons moments qu’elle avait eux avec Michael. Elle pensa à la famille du policier. Elle pensa à son frère qui la dévisageait avec crainte et dégout. Elle pensa à sa mère qui pleurait chaque fois qu’elle la voyait. Elle glissa le canon dans la bouche du garçon et ferma les yeux. Elle prit une grande respiration et ouvrit les yeux.
-Tu as pris une vie. Je prends donc la tienne, murmura la jeune femme.
La détonation lui parut assourdissante tandis que le sang du jeune homme éclaboussait le mur derrière lui et le visage de Rage. Elle demeura immobile un instant tandis que le corps du jeune homme tombait lourdement sur le sol, sans vie. Sa respiration s’accentua et elle dut s’appuyer contre le mur pour demeuré debout. La vengeance avait un goût amer. Aucune joie. Aucun plaisir. Juste le vide et la mort. Elle regarda le corps du jeune homme une dernière fois et alla récupérer son arme de poing que l’allemand lui avait enlevé des mains. Elle rangea ensuite les deux armes dans sa ceinture, une dans le dos et l’autre sur le devant. Fouillant dans ses poches, elle jeta la clé de la cellule sur le corps sans vie de l’ado. Sur le mur, du bout du doigt, elle utilisa le sang comme encre et inscrivit le mot « Justice »
-Mario Rosetta et Daniel Moriarty, répéta-t-elle pour elle-même en se dirigeant vers le couloir.
Elle venait de prendre une vie. Étrangement, elle n’avait aucun regret, aucun remords. Elle poussa un soupir et se dirigea vers la jeune recrue qui gisait sur le sol toujours inconscient. Elle le réveilla à coup de grande claque au visage. Voyant le sang sur son visage déformé, le jeune homme faillit sombrer dans l’inconscience une nouvelle fois. Elle le frappa.
- Lève-toi, ordonna-t-elle
Le jeune policier s’exécuta et il vit le corps du détenu, mort. Il pâlit de plus belle, certain que son heure était arrivé. Une fois debout, elle le fouilla rapidement et lui prit son portefeuille. Elle entreprit de fouiller celui-ci et prit son permis de conduire. Elle le mit devant son visage.
-Maintenant, je sais ou tu demeure.
Elle reprit sa fouille sur lui tandis qu’il ne bougeait pas, complètement figé par la peur. Elle trouva un cellulaire high-tech de dernière génération. Elle l’ouvrit et prit une photo de son permis de conduire avant de lui jeter son portefeuille ainsi que le permis. Elle referma le cellulaire et le glissa dans sa poche.
-Dans deux heures, tu vas m’appeler sur ton cellulaire, si tu ne le fais pas, je tue toute ta famille. Ta mère, ta sœur, ton frère, ta cousine, tout le monde. Compris ? Menaça Rage.
Des larmes coulaient au coin de ses yeux, mais il trouva la force de répondre d’une voix fébrile.
-Oui.
-Bien,
maintenant avance.
Elle prit l’arme qui se trouvait sur son ventre et le pointa dans le dos du jeune policier. Elle le dirigea vers la porte arrière, celle-là même qu’elle avait bloqué avec le fusil à pompe de calibre douze.
-Retire le et tend le moi. Et pas de connerie.
La recru s’exécuta. De l’autre côté de la porte des cris retentirent, indistincts. Elle remit son arme à sa ceinture et remplaça ce dernier par le gros calibre qu’elle venait de reprendre des mains de son otage.
-Une fois dehors, tu bouge lentement et tu te dirige vers l’auto patrouille la plus près. Au moindre geste déplacé, tu rejoins le connard de la cellule.
Son plan était foireux, elle le savait. Il le savait probablement. Il devait y avoir une dizaine, voir une centaine de personne dehors qui les attendaient. Elle comptait sur ces nouvelles capacités physiques pour avoir une petite chance de s’en sortir, mais encore, elle n’avait pas grand espoir de revoir le soleil se lever. Elle prit une grande inspiration.
-Ouvre la porte que la danse puisse commencer.

* *
*

Rage, au volant de l’auto patrouille roulait à toute vitesse sur l’autoroute, tentant de semer le peu de policier qui avait le courage d’atteindre une telle vitesse. Elle évita une voiture de peu en effectuant un changement de ligne à plus de deux cent kilomètre par heure. Le paysage défilait à une vitesse folle. Une affiche indiquait une sortie dans les deux prochains kilomètres. Elle coupa une voiture qui effectua une embardé et heurta deux autres véhicules. La bretelle d’accès s’approchait et elle jeta un regard dans le rétroviseur, le miroir de ce dernier avait deux impact de balles suite à sa fuite quelques minute plus tôt. La banquette arrière était remplie de débris des vitres arrière qui n’avaient pas survécu à la fusillade. Elle put voir une des voitures de police s’arrêter et porter main forte à l’accident qu’elle venait de causé. Elle s’engouffra sur la bretelle en roulant dans l’accotement, arrachant les miroirs de plusieurs véhicules au passage. Il n’y avait plus qu’une seule voiture à sa poursuite.

Rage effectua un virage serré en utilisant son frein d’urgence et repartie à pleine vitesse sur une petite rue de banlieue. L’heure tardive lui permettait de rouler à plein régime sans se soucier du monde. Au loin, elle aperçut un chantier de construction. Elle devait semer la voiture avant de pouvoir s’y réfugier. Elle ralentit donc un peu, permettant à la patrouille de la rejoindre. Un contact se fit entre son pare-choc arrière et la voiture de poursuite. Elle se rangea un peu plus sur la droite, permettant ainsi aux policiers d’effectuer une manœuvre de dérapage en tentant de heurter sa roue arrière à l’aide de leur aile avant. Rage connaissait cette manœuvre. Elle appuya sur les freins au bon moment et renversa la vapeur en effectuant elle-même cette manœuvre sur le véhicule qui se trouvait maintenant devant elle. L’auto patrouille dérapa et entra en collision avec une voiture garé.

Maintenant libre de tout poursuivant, Rage se dirigea vers le chantier de construction ou elle engagea son véhicule. Les différents véhicules de constructions ornaient le chantier. Plusieurs tas de sable, de brique et de bois offraient de bonne cachette pour dissimuler son véhicule complètement en ruine.

Quelques minutes plus tard, Rage se trouvait au volant d’un nouveau véhicule, volé cette fois à un banlieusard dormant probablement sur ces deux oreilles. Elle ne savait plus quoi faire. Elle ne pouvait pas retourner chez elle, ni à l’hôpital. Aller sonner chez sa famille était hors de question. Tout le monde savait que c’était elle qui avait fait cela. Elle était maintenant une criminel recherché et avec la tronche qu’elle avait, il serait facile de la repéré. Elle devait se cacher, laisser retomber la poussière. Elle devait d’abord savoir où se cache ses deux nouvelles cibles et pour cela, l’agent Rodnick, la recrue, allait l’aider bien malgré lui.

À Suivre…


Dernière édition par Kaully le Lun 26 Juil - 2:46, édité 1 fois
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Lun 26 Juil - 2:40

#5: Comment tout débuta...


Dietrich Weber revint tranquillement à lui. Son visage le faisait souffrir, probablement dût au coup de genoux qu’il s’était prit. Le froid mordant du plancher lui caressa le visage, mais ce fut la pression exercé dans son dos qui lui soutira une plainte de douleur. Quelqu’un lui prit son bras droit et le tira vers son dos pour rejoindre son bras gauche. Le visage toujours collé contre le sol, il vit du coin de l’œil le cadavre du jeune homme dans la cellule. Plusieurs policier effectuait des aller et venus autour. Il avait échoué dans sa tentative d’arrêter la jeune policière en quête de vengeance et il allait être blâmé pour le meurtre. Il comprenait ce qui se passait maintenant, on le menottait.
-Allez, lève-toi, dit une voix derrière lui.
Dietrich, alias Spirit Warrior, s’exécuta. Il avait toujours sa cagoule sur la tête, donc les policiers ignoraient son identité. Maintenant debout, il fut poussé vers le hall principale. Celui-ci bourdonnait d’activité. L’intrusion de la jeune femme avait réveillé toute la maisonnée. Du regard il balaya l’endroit en quête d’une sortie potentielle. Il remarqua le vieil homme qui avait visité la jeune policière plus tôt dans la soirée, il semblait contrarié et injuriait l’un des policiers alors que celui-ci lui tendait une clé. Soudain, Spirit Warrior trouva la solution de sa fuite, plus que quelques mètres et il serait libre.

* *
*

Rage se stationna et observa le coin de la rue qui se trouvait devant elle, à quelques mètres. Elle se trouvait dans le quartier le plus dangereux de L.A. Elle ne risquait pas d’être recherchée ici, les policiers ne venaient jamais dans le coin. Elle observait, telle un aigle en chasse, elle observait sa proie. Le jeune afro-américain sur qui elle avait jeté son dévolue portait un bandeau de couleur bleu sur la tête et était accompagné par deux autres gangster portant fièrement leurs armes à la vue de tous. Il n’y avait aucun doute, elle avait trouvé ce qu’elle cherchait.

Elle roula tranquillement vers eux et une fois à leur niveau elle abaissa sa fenêtre. Suspicieux, les trois gansters portèrent leurs mains à leur arme. Les ténèbres de la nuit dissimulaient le visage de la jeune femme, ce qui n’aidait pas à atténuer leur suspicion. L’un d’eux dégaina son arme tandis qu’elle immobilisait son véhicule, laissant le moteur tourner.
-Yo, qu’es-ce tu fou connard ! s’écria le mec à l’arme dégainer en s’avançant vers le véhicule d’un démarche étrange de pingouin.
-J’veux des armes, répondit rage avec sa voix d’outre-tombe.
Le gangster s’immobilisa tandis que les deux autres s’avançaient vers l’auto à leur tour.
-J’ai l’air d’un foutu marchand d’armes peut-être.
Rage ouvrit sa portière, son baretta en main. Les trois gangsters pointaient maintenant leur arme vers elle. Ils ne voyaient toujours pas son visage dans la noirceur de la nuit.
-Yo, drop ton gun ou on te descend!
Rage ne broncha pas.

* *
*

Spirit Warrior se trouvait juste sous une lucarne de deux mètre de diamètre. Dans un geste rapide qui surprit le policier qui le suivait, il posa un genou par terre et se propulsa dans l’air à une vitesse vertigineuse en utilisant sa télékinésie. Il matérialisa un casque d’énergie sur sa tête, de la même façon qu’il avait fait le mur pour parer les balles lors de son affrontement contre Rage. Il fracassa la vitre qui allait asperger les policiers plus-bas. Interloqué, les policiers ne bougèrent pas tout de suite. De toute façon il était déjà trop tard. Spirit Warrior volait en direction de l’ambassade de l’Allemagne, à une dizaine de minute de vol de là. Durant le trajet, il dématérialisa son casque blanc à la forme d’un ancien combattant de sparte fluorescent pour matérialiser des bracelets autour de ses poignets au niveau des menottes. Il augmenta le volume de ceux-ci de plus en plus jusqu’à ce que les menottes cèdent sous la pression. Maintenant libre de tout mouvement, Spirit Warrior se frotta les poignets tout en faisant disparaitre les deux bracelets.

Il devait retrouver cette jeune policière. Il avait une petite idée sur ce qui allait se passer dans les jours à venir, deux hommes allaient mourir. Il comprenait l’envie de la jeune femme d’effectuer elle-même le boulot. Elle connaissait les méandres de la justice et de leur jugement trop bonbon et lui était d’accord à ce que quelqu’un exerce le boulot plus adéquatement, mais tuer des enfants ne faisait pas partie de son rêve de héro. Mais Dietrich rêvait de plus grand, de plus héroïque. Seul il n’y arriverait pas et la jeune policière avait un background de connaissance qui lui serait fort utile.

* *
*

-Je ne suis pas ici pour vous tuer, mais c’est vous qui pointez vos armes vers moi. Dison que c’est pour ma protection, dit Rage à son interlocuteur.
Elle jouait avec le feu. Les membres de gang de rue ne sont pas du genre à parlementer. Ils tuaient sans raison. Elle espérait quasiment qu’ils ouvrent le feu sur elle. Elle aurait alors une bonne raison de les descendre, de faire justice dans ce pauvre quartier qui ne connaissait probablement pas le sens de ce mot.
-Baisse ton flingue Snake, ordonna le type au bandeau.
-C’est un poulet j’te dit Crash, répondit le jeune noir.
Rage s’avança d’un pas tandis qu’eux reculait de deux, les armes de nouveau pointé vers elle. Cette fois elle se trouvait dans la lumière du lampadaire. Le troisième gangster se retourna et vomit sur le coin de la bâtisse en voyant le visage de Rage.
-J’ai l’air d’un flic pour toi ? Ironisa Rage.
Crash, visiblement le leader baissa son arme et la mit dans son pantalon. Il s’avança vers Rage de cette même démarche étrange. Au niveau de Snake, il baissa l’arme qui tremblait légèrement.
-J’vend de la came, pas de flingue, mais je connais un mec. Si t’as le cash, il a les armes.
Rage rangea son arme à son tour. Elle tendit un billet au gangster qui le prit et après l’avoir lut, il demanda à Rage :
-C’est quoi ça ?
-C’est là qu’il doit livrer la marchandise et la commande est au verso. Il sera payé à la livraison.
Sans demander son reste, elle se retourne et embarque dans sa voiture. Elle ne leur faisait pas confiance, mais au moins, ils n’alerteraient pas la police. Effectuant un demi-tour, elle se dirigea vers l’adresse inscrite sur le morceau de papier qu’elle avait donné à Snake.

Alors qu’elle gravissait les marches de son nouveau repaire, son téléphone, ou plutôt celui de l’agent Rodnick, sonna.
-J’ai besoin d’info sur deux personnes. Trouve-moi leurs adresses et rappelle-moi. Mario Rosetta et Daniel Moriarty. Tu as deux autres heures.
Elle raccrocha avant même que le pauvre policier ne puisse dire quoique ce soit. Elle allait pouvoir faire un plan cette fois-ci, elle agirait plus lentement, plus prudemment. Les policiers ignoraient l’identité des deux hommes et leur culpabilité dans leur attentat au laboratoire ChemCo. Elle ferait justice, mais elle devait laisser la poussière retombé. Tous les agents de police de la ville allaient être à sa recherche pendant un certain temps, mais comme tout le reste, ils allaient ralentir leur effort bien assez tôt. Elle connaissait le manège que trop bien. D’ici deux semaines, elle aurait le champ libre pour travailler…

* *
*

Dietrich se posa sur le balcon de sa chambre et entra silencieusement. Il se dévêtit et sauta dans son lit. Il empoigna la télécommande et ouvrit le téléviseur à la station de nouvelle, GNN. L’homme qu’il avait vu plus tôt au poste de police était entrain de faire une déclaration aux journalistes. Spirit Warrior monta le son.
« Les événements malheureux qui ont causé les blessures de l’agent Rosdale semble avoir affecté son moral au point d’attaquer notre poste de police et de s’en prendre à un pauvre enfant. Certes, il avait commis un crime, mais rien ne permettait un tel acte répréhensible par la loi. Il semblerait qu’un second individu, jusqu’à maintenant non identifié l’ai rejoint pour commettre son acte malveillant… »Un bref croquis d’un homme tout de noir vêtu apparut à l’écran alors que le chef de police continuait sa déclaration.
« …je répète que tous nos efforts seront déployé pour arrêter Allison Rosdale, maintenant criminel et meurtrière. Elle est jugé armée et dangereuses, ainsi que son compère à l’identité inconnue mais disposant de superpouvoirs… »Dietrich éteignit alors le téléviseur. Il fallait penser à se présenter la prochaine fois qu’il ferait une sortie en publique.

Fin


Prochaine parution: Street Justice #2: Douce Vengeance
Rage rencontrera une nouvelle fois Spirit Warrior. Ensemble, il rendront enfin justice à la jeune femme tandis qu'un nouveau secret ravivera la haine de Rage...
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Jeu 29 Juil - 0:15

Street Justice #2 : Douce Vengeance

#1 : Préparation


-Pourquoi? Pourquoi Allison!
Long silence au bout du fil. Elle n’avait pas à ce justifié. Tout était pourtant si clair, si limpide.
-Est-ce que tu vas le faire Nic? Est-ce que tu vas m’apporter mon argent? Demanda-t-elle sans répondre à son frère.
-Je… je ne sais pas All. Ce que tu fais… je ne..je.
-Nic, se contenta de dire Rage.
Il soupira.
-Dit moi ou tu veux que je t’emmène ton argent.
Elle sourit. Il ne pouvait pas la voir, mais maintenant son plan était en marche.
-Rencontre moi au chantier de construction du nouveau projet résidentielle près de chez toi.
Elle raccrocha, satisfaite. Elle leva les yeux pour regarder la table en ruine qui se trouvait devant elle. Des armes semi-automatiques, des pistolets en tout genre, un fusil à pompe et un fusil de précision à lunette. Il y avait également des boites de munitions pour chacune d’entre elle. Cette acquisition lui avait couté une petite fortune, mais le contact de Snake le gangster, avait bien travaillé. Mais ce n’était pas les armes qu’elle regardait. Ses yeux fixaient le mur devant elle où elle avait écrit des notes, un mur noircie par le temps et la moisissure.

Complètement en bas, elle avait inscrit « Allison Rosdale » et « Michael Debrowski » qu’elle avait rayé d’un « X » rouge. Les deux noms étaient reliés vers le mot « Explosion » qui était lui-même relié par trois traits. Le premier était seulement inscrit « Connard #1 » et était rayé d’un X également. Les deux autres « Daniel Moriarty » et « Mario Rosetta » avaient d’autre inscription sous leur nom. Leur adresse. Bientôt, leur nom serait également rayé et marqué d’un X et enfin, sa vengeance serait accomplit. Du moins c’est ce qu’elle croyait.

* *
*

Derrick Rodnick engagea sa voiture dans le petit sentier en piteux état qui menait jusqu’à une usine abandonné depuis plusieurs années. Il était nerveux et observait constamment les alentours et tentait de percé les ténèbres ambiantes. Il n’était vraiment pas à l’aise d’être là. Il jeta un regard rapide sur la banquette arrière de sa petite voiture personnelle. Sur celle-ci il y avait un gros sac noir remplit de matérielle que Rage lui avait demandé d’obtenir. Alors que ses confrères mettaient tout en branle pour arrêter la criminelle, lui, la recrue, lui apportait de l’aide. Certes contre son gré, mais tout de même.

L’usine était maintenant à vue. Sa sombre silhouette en ruine laissait voir la façade nord où les murs s’étaient complètement affaissés. Les poutres en acier de l’architecture était visible, complètement rouillé. Rage était là, immobile, assis sur un pan de mur qui se trouvait sur le gazon long devant la bâtisse.

Rodnick immobilisa sa voiture et hésita à sortir tandis que Rage se levait et se dirigeait vers lui. Une fois au niveau du jeune homme elle tapa dans sa vitre. Il la regarda un instant et descendit celle-ci.
-Tu as ce que je t’ai demandé? S’enquit Rage.
Sans répondre, le jeune homme récupéra le sac sur la banquette en poussant un grognement d’effort et lui tandis par la fenêtre ouverte.
Rage prit le sac et l’ouvrit, vérifiant son contenue rapidement de ses yeux sans paupière.
Après son examen rapide, elle referma le sac et lui lança son portable, le même portable qu’elle avait dérobé au jeune homme lors de son attaque sur le poste de police. Rodnick regarda le téléphone, interdit et surprit. Il reporta son attention vers Rage qui quittait déjà vers l’usine. La recrue tendit la tête par la fenêtre.
-C’est terminé? Cria-t-il.
-Oui, en ce qui te concerne, tu ne devrais plus me revoir…lui répondit-elle sans se retourner.
-…Sauf si tu t’ouvre la trappe, rajouta-t-elle avant de s’engouffré dans l’usine en ruine et de disparaître dans la noirceur du lieu.
Rodnick avala de travers avant de quitter l’endroit qu’il ne désirait nullement revoir. Il garderait le silence, de toute façon, il était maintenant aussi coupable qu’elle. Il n’avait donc aucun intérêt à la trahir. Non, il ne trahirait pas Rage, il n’avait nullement envie de la voir débarquer chez lui avec sa sale gueule et descendre toute sa famille.

* *
*

Spirit Warrior était perché sur le toit de la maison faisant face à celle de Nic Rosdale. Tout les soir, il venait et observait l’homme depuis son perchoir improvisé. Nic était le seul lien avec Allison que Spirit Warrior pouvait suivre. Il espérait que l’homme le conduise à la jeune femme.

Il commençait à s’inquiéter cependant, deux semaines et toujours rien. Mais ce soir serait une journée de chance pour leur jeune allemand. En effet, le frère de Rage sortit ce soir-là avec un énorme sac de sport qui semblait très lourd. Il ouvrit la valise arrière de son véhicule utilitaire sport et tenta de dissimuler le sac sous divers objet déjà présent. Un simple regard dans ses jumelles permis au jeune justicier de voir que Nic était nerveux. Il jetait de regard à droite et à gauche constamment, scrutant les alentours. Puis le véhicule quitta la maison et une silhouette noire se mit en vol, suivant la voiture.

Nic quitta le quartier dans lequel il vivait et se dirigea vers un secteur fermé. Un quartier en construction avec différent squelettes de maison. Spirit Warrior n’avait plus aucun doute, Nic allait rencontrer sa sœur. La voiture diminua sa vitesse, il ne semblait pas savoir où aller directement, jusqu’à ce que ces phares illuminent Rage. Elle se tenait en plein milieu de la rue de sable, immobile.

La voiture s’immobilisait tandis que Spirit Warrior alla s’installer silencieusement sur une maison dont la toiture était terminée pour observer la scène. Nic sortie et se dirigea directement vers l’arrière de la voiture pour récupéré le sac qu’il jeta ensuite au pied de sa sœur, toujours immobile.
-Tout y est ? Demanda-t-elle.
-Oui, tout ce que tu avais se trouve dans se sac.
Spirit Warrior détourna le regard de l’échange et remarqua des voitures, tout phares éteints se garer près de l’endroit ou se trouvait Rage. Des voitures de police. Spirit Warrior hésita un instant. Devait-il avertir la jeune femme? Il reporta son attention sur elle, mais elle avait disparue et son frère retournait à sa voiture.
-Et merde, où est-elle passer.
Spirit Warrior survola rapidement les alentours et repéra la jeune femme qui se faufilait dans un labyrinthe de verdure pour rejoindre une rue dans le quartier voisin. Derrière eux, des policiers arrêtaient Nic Rosdale.
-Elle est vraiment doué, ou vraiment stupide.

* *
*

Rage déposa le sac remplit d’argent sur la table, à côté des armes. Maintenant, quelqu’un allait mourir. Elle vérifia les armes posées sur la table, vérifiant leur chargeur et les crans d’arrêts. Un frisson la parcouru soudainement. Un frisson qui persista. Elle s’immobilisa en saisissant un pistolet de la main gauche et faisait semblant de continuer sa vérification de sa main droite. Ce n’était pas un frisson, plus comme une sensation de chaleur, faible. Comme un léger coup de vent chaud dans son dos. Sauf que ce coup de vent chaud se rapprochait d’elle.

* *
*

Spirit Warrior s’approchait lentement, en lévitant tout près du sol, vers Rage. Elle était drôlement vêtue. Une sorte de combinaison, comme celle des plongeurs, du moins le même textile. La combinaison était complètement noir, sauf au niveau des bras ou il était rouge à moitié, vers le côté supérieur et semblait fortifié. Elle avait également une cagoule sur la tête. Elle se préparait donc à faire une sortie en publique vêtue d’un costume, cachant son identité et sa déformation. Elle avait décidément de bonnes ressources pour s’être procuré un tel costume.

* *
*

Oui, quelque chose s’approchait d’elle. Elle pourrait donc évaluer si le matériel que l’agent Rodnick lui avait procuré était aussi flexible que ce qu’il le prétendait. Ce sentiment de chaleur était nouveau pour elle. Peut-être qu’elle devenait tout simplement folle, mais il n’était pas question de l’ignorer pour l’instant. Pas aujourd’hui. Elle colla son torse contre la table en projetant son pied droit derrière elle avec force, s’autorisant un regard. Son pied entra en contact direct avec l’abdomen de Spirit Warrior qui recula en portant les mains vers son ventre. Rage, toujours plaquer contre la table prit de sa main droite un second pistolet et se releva en pointant ceux-ci vers l’homme qui s’était interposé entre elle et sa cible dans le poste de police. Cette-fois, elle ne ferait pas dans la dentelle. Elle ouvrit le feu en déchainant les enfers sur le pauvre jeune homme qui tentait de reprendre son souffle.

* *
*

Spirit Warrior ouvrit la paume de sa main en direction de Rage alors qu’elle se relevait de la table. Il avait été totalement surpris par cette manœuvre. Comment avait-elle sût qu’il était là. Ce n’était pas le moment de ce posé des questions, il matérialisa un mur d’énergie comme lors de leur première rencontre. Cette énergie, à même puisé dans sa propre énergie vitale, s’affaiblissait à chaque impacte de balle, tout comme Spirit Warrior qui pliait déjà les genoux en grimaçant de douleur sous sa cagoule. Il devait agir vite sinon le mur cèderait et il recevrait l’un des projectiles en pleine gueule. Il projeta son autre main vers Rage, comme pour pousser un objet lourd, mais le geste était rapide et l’effet qui s’ensuivit fut tout aussi fulgurant. Rage vola contre la table derrière elle et heurta le mur violement, tout en demeurant figé à lui, les bras en croix et les armes pointant vers les murs. Haletant, Spirit Warrior se leva en s’aidant du mur, tout en dissipant son mur d’énergie. Rage était maintenant hors d’état de nuire, coller contre le mur et ne touchant pas à terre.
-Je ne suis pas ton ennemi, murmura Spirit Warrior en se dirigeant vers elle en titubant.
-Tes agissements semblent prouver le contraire, répondit-elle enragée.
Spirit Warrior s’immobilisa et relâcha sa maitrise télékinétique, libérant Rage. Elle pointa aussitôt ses armes vers lui. Elle respirait rapidement, visiblement en prise à une colère qu’elle tentait de retenir.
-Qu’est-ce que tu veux, finit-elle par murmuré.
-Me joindre à toi, répondit Spirit Warrior.



À Suivre.
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Lun 2 Aoû - 2:55

#2-2 : Douce Vengeance


Rage conduisait un VUS noir fraichement dérobé dans un quartier pas trop éloigné de son repaire, l’usine délabrée. Spirit Warrior, assis sur le banc du passager, regardait par la fenêtre le paysage défilé. Il était 18h00 et le soleil éclairait encore beaucoup les rues. Spirit Warrior était légèrement nerveux. Il savait exactement où ils se dirigeaient et ce qu’ils allaient faire. Certes, c’était le bon gars dans l’histoire. Lui et Rage allaient rendre justice, là ou la loi n’y comprenait rien, ils étaient présent. Spirit Warrior jeta un regard vers sa nouvelle collègue, elle ne semblait pas apprécier sa présence, mais il garda le silence. Le mieux, c’était de prouver sa valeur. Leur cible, Daniel Moriarty demeurait à une quarantaine de minute de route, le trajet allait être long dans ce silence mortuaire. Spirit Warrior mit donc en marche la radio sur une station de musique. Rage tourna le regard vers lui. Il soutint son regard en haussant les épaules.
-Ça paraitra moins long, dit-il simplement.
- Je ne t’ai pas forcé à venir.
Il ne répondit rien et reporta son attention sur le paysage. Oui, le voyage allait être long. Rage ne comprenait pas encore les motivations de l’Allemand, mais elle voyait le potentiel qu’il avait. Avec ses pouvoirs, il était un atout majeur pour les plans qu’elle avait, mais ils devaient trouver ce cher Moriarty pour commencer et il irait directement voir chez lui. La police avait relâché leur vigilance, c’était le parfait moment pour frapper. Pendant un bref moment elle se demanda ce qu’elle ferait une fois que les deux truands qui avaient causé un tel changement dans sa vie seraient morts. Qu’allait-elle faire. Spirit Warrior avait dit vouloir faire la justice dans les rues. Elle ne se voyait pas vraiment jouer aux héros, mais elle devait néanmoins avouer que certain quartier mériterait une jolie visite et un ménage bien exécuté. Peut-être qu’elle ajouterait Snake et Crash à sa liste.

* *
*

Rage stationna son véhicule devant la maison de Daniel Moriarty, sa cible. Spirit Warrior l’avait quitté quelques minute auparavant. Il devait se charger de Mario Rosetta. Elle observa la maison quelques minutes. Une maison de banlieue comme tant d’autre, entouré d’autre maisons toutes aussi semblable les unes des autres. Une voiture sport garé dans l’entré. De la lumière était visible du côté gauche de la maison, probablement la cuisine ou le salon. Elle éteignit le moteur et sortie du véhicule. Vêtue de son costume à l’allure patibulaire, Rage se dirigea vers la porte principale avec un Desert Eagle en main. Elle ne serait pas longue, alors pourquoi faire dans la dentelle. Une fois sur le porche de la demeure, elle appuya sur la sonnette. Une jeune fille de quatre ans ouvrit la porte.
-Salut, dit-elle.
Rage était décontenancé. Elle ne s’attendait pas à cela. Elle cacha rapidement son arme dans son dos et se pencha pour se mettre à la hauteur de la jeune fillette.
-Pourrais-je parler à ton père jeune fille.
Elle tentait de prendre une voix gentille, mais malheureusement, ses cordes vocales maintenant déformé ne produisirent pas vraiment l’effet escompté. La fillette cria tout en s’enfuyant.
-PAPA!!!!
Rage se releva en serrant son revolver, prêt à faire feu. Étrangement, Daniel se présenta a la porte sans regarder celle-ci mais en riant en regardant sa fille courir se cacher derrière une table de chevet. Il se retourna et son sourire disparue en même que le Desert Eagle venait s’apposé sur son front.
-Dit au revoir à ta famille, ils ne te reverront plus jamais, dit simplement Rage.
-Et ne m’oblige pas à les buter, rajouta-t-elle alors qu’il allait prendre sa fille dans ses bras, les yeux plein d’eau.
Rage était déchiré. Si Moriarty tentait de s’échapper, elle tuerait probablement les occupants de la maison juste pour être certaine qu’il revienne, mais un tel acte la révulsait. Son regard était figé sur le visage de la jeune fillette qui ne comprenait pas trop pourquoi son père la serrait si fort.
-Qu’est-ce que… dit une femme en arrivant dans la pièce et voyant Rage à la porte elle s’immobilisa de stupeur. Daniel s’empressa d’aller la rejoindre avec un regard vers Rage pour s’assurer qu’elle ne ferait rien. Il saisit sa femme dans ses bras et l’embrassa avant d’ajouter un « je t’aime, je suis désoler. » La jeune femme était hystérique et alla rejoindre sa fillette en pleur. Daniel se présenta devant Rage, tremblant, mais lucide, il n’avait aucune illusion sur ce qui allait se passer ensuite. Il quitta la maison, laissant Rage observer la femme et la fillette. Elle n’était plus aussi certaine que ça quête de vengeance était si juste. Était-elle dans le tort de poursuivre un tel chemin? Devait-elle pardonner? De sa main libre, elle se frotta le visage et la dur réalité lui rappela ce qu’elle était devenue. Elle était un monstre, les monstres ne sont pas des gens juste. Les monstres ne respectent pas la loi. Elle ferma la porte et se dirigea vers son VUS, Moriarty la suivant comme son ombre, craignant des actes répréhensible de Rage envers sa famille.

Au loin, dans la maison, on entendait une jeune fille crié avec la voix du désespoir : « PAPA!!!! »

* *
*

Spirit Warrior arriva à l’adresse indiquer sur son portable. Un immeuble d’appartements qui avait connue de plus beau jour. La rue était déserte, étant un cul-de-sac, la circulation ne devait donc pas poser de problèmes. Tout vêtue de noir, Spirit Warrior fit le tour de l’immeuble en volant. Selon l’info de Rage, l’homme habitait le troisième étage. L’inspection de Spirit Warrior lui fit découvrir un balcon avec la porte grande ouverte. Le son du téléviseur se faisait entendre. Il se posa donc sur le balcon et vérifia silencieusement à l’intérieur. Un homme légèrement obèse riait fortement tout en mangeant du maïs soufflés. L’homme regardait une de c’est séries américaines ou l’humour stupide faisait loi. Spirit Warrior examina les alentours tout en demeurant dissimuler dans les ténèbres.

Sur le comptoir de la cuisine, derrière l’homme, il y avait le portefeuille de ce dernier. Spirit Warrior utilisa son pouvoir de télékinésie et approcha ce dernier de la porte. Toujours en utilisant son pouvoir, il l’ouvrit et retira le permis de conduire de l’homme.
-Bingo.
Premier essaie concluant, l’homme était sa cible, Mario Rosetta. Dietrich se releva et matérialisa son armure d’énergie mentale à l’allure médiévale. Mario s’étouffa en apercevant l’homme du coin de l’œil. Spirit Warrior entra tandis que Mario se levait.
-T’es qui toi connard?
Il cherchait visiblement quelque chose des yeux.
-Je suis Spirit Warrior, je suis venu pour rendre justice, répondit l’allemand.
-Va chier, lui cria Rosetta en se dirigeant vers la sortie.
Il tenta d’ouvrir la porte, mais Spirit Warrior la referma mentalement grâce à sa mutation. Voyant ses efforts inutiles, Mario se dirigea dans la cuisine et empoigna un couteau de boucherie qu’il pointa vers Dietrich qui s’immobilisa.
-Je vais te charcuter sale con.
Spirit Warrior joignit les mains devant lui, les poings fermés l’un par-dessus l’autre. La position était étrange, mais ce qui apparut ensuite changea le tempérament de l’obèse. Une immense lame d’énergie blanche resplendissante dont le pommeau apparut dans les mains du super héro venait de se matérialisé. L’épée deux mains mesurait facilement deux mètres et touchait le plafond, Spirit Warrior la modifia donc mentalement et elle prit l’allure d’un sabre japonais. Devant une telle démonstration, Rosetta lança son arme improvisée sur son assaillant, la lame rebondit contre l’armure de l’allemand avant de se planter dans le plancher. Le portable de Dietrich vibra.
- Suis-moi, on a un rendez-vous galant à ne pas manquer.

* *
*


Rage contemplait son tableau de chasse. Les deux hommes étaient à genou devant elle. Ils se trouvaient dans un boisée non loin de la demeure des deux hommes. Elle avait trouvé une petite clairière ou elle pourrait enfin se venger. Une petite mare d’eau à une centaine de mètre était visible et aucune âme en vie dans le secteur. Aucune sauf celle de ses deux cibles, son compagnon et elle-même. L’endroit était idéal. Mario Rosetta, l’obèse de Spirit Warrior n’arrêtait pas de l’insulter et de les traiter de noms de plus en plus originaux. Spirit Warrior observait la scène en silence tandis qu’elle se tenait devant les deux hommes, son Desert Eagle en main.
-T’es qu’un sous merde de chienne, lança Rosetta.
Moriarty quant à lui pleurait en silence, probablement en pensant à sa petite famille qu’il laisserait dans le deuil. Rage observait cet homme qui semblait amèrement regretter son geste, contrairement à son compagnon d’infortune.
-Foutu lesbienne carbonisé tu vas…
Le bruit de détonation interrompit l’insulte de Mario Rosetta tandis que son corps chutait vers l’arrière, le crâne complètement explosé d’un coup du puissant revolver encore fumant que Rage pointait vers lui. Douce vengeance. Cette fois-ci, elle ressentit une chaleur l’envahir. Cette fois-ci, la vengeance était bonne. Elle sourit sous son masque tout en pointant l’arme vers le crâne de sa prochaine victime dans un geste horizontale du bras.
-Pourquoi? Demanda-t-elle.
L’homme tremblait de peur, mais releva la tête vers son bourreau, incertain de la bonne réponse.
-Pourquoi ? Insista Rage sans plus d’information.
-Pour l’argent, balbutia Daniel Moriarty.
-Pourquoi? Répéta Rage.
-Je ne pouvais plus subvenir aux besoins de ma famille, pleurnicha Daniel. Après la récession j’ai perdu mon job. Mario m’a proposé dix mille dollar pour le coup de ChemCo. Je suis désolé, le building devait être vide. Je suis désolé.
Rage observait l’homme. Il semblait sincère et cela la contrariait. Cela rendait plus difficile la tâche qu’elle devrait faire.
-Je suis dynamiteur en démolition de carrière, Mario avait un contact qui désirait quelque chose, il a donc recruté son neveu pour nous aider si jamais les documents étaient informatiques, continua-t-il sans qu’on lui ait demandé.
-Le nom du contact, demanda Spirit Warrior jusqu'alors silencieux.
L’homme porta son attention vers lui en haussant les épaules.
- Je ne sais pas, c’est
Il jeta un rapide coup d’œil vers le cadavre tout frais de Mario Rosetta avant de continuer.
-…c’était Mario qui s’occupait du contact.
Rage posa son arme sur le front de l’homme en serrant la gâchette. Le chien de l’arme remonta quelques peu. L’homme sentant son heure arrivé ferma les yeux.
-Marcus Smith, murmura Moriarty en se souvenant du nom du contact. Il travaillait chez Lazer Corp il y a quelque année, mais ils l’ont viré.
Rage hésita un instant avant de relâcher la pression sur la gâchette et de ranger son arme. Elle se mit à la hauteur de l’homme.
-Pourquoi ?
-Il…il voulait devenir un super humain ou quelque chose dans le genre. Mario à dit qu’il pensait que ChemCo, suite aux déboires de Médusor, pourrait lui permettre une telle transformation.
Rage garda le silence, analysant cette nouvelle information. Elle se releva et observa l’homme durant un long moment. Elle se dirigea vers le VUS sous le regard incrédule de Spirit Warrior et celui inquiet de Moriarty. Elle revint avec un bidon d’essence qu’elle ouvrit avant de se pencher vers Daniel Moriarty et de lui murmurer à l’oreille.
-Tu va vivre. Tu va vivre pour t’occuper de ta fillette et de ta femme. Tu vivras comme moi je vis depuis mon accident. Tu souffriras, mais tu vivras. Je te pardonne, mais tu dois payer.
Elle se releva et aspergea l’homme d’essence. Spirit Warrior était horrifier par le spectacle qui s’offrait à lui. Jusqu’où la colère et la haine guiderait sa collègue. Aujourd’hui, cela aurait dût être la fin d’une route vers les ténèbres de son âme, mais voila qu’un nouveau nom venait de s’ajouter à la liste. Dietrich ferma les yeux lorsque Rage gratta une allumette et que l’homme s’enflammait devant lui. L’odeur de chair brûlé et les hurlements de l’homme étaient intolérables. Rage se retourna vers lui.
-Balance le dans la marre.
Elle alla ranger le bidon d’essence tandis que la torche vivante volait à une vitesse folle vers la marre grâce aux pouvoirs de Spirit Warrior. Rage se dirigea vers le corps de Rosetta tout en observant son collègue se diriger vers la marre d’eau où Moriarty venait de faire un plongeon. Elle empoigna son couteau dissimulé près de sa cheville et grava sur le torse de l’homme le mot « Justice ». Elle rangeait sa lame lorsque Spirit Warrior revenait avec le corps inerte de Moriarty.
-Il est en vie.

À Suivre
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Mar 3 Aoû - 3:22

#2-3 : Un Cri dans la Nuit

L’Agent Rodnick, jeune recrue de la L.A.P.D se regardait dans le miroir. Il ajusta sa ceinture et lissa un des plis de sa chemise avant de se diriger vers la porte de sortie de son appartement. Il passa devant la chambre à coucher en jetant un regard rapide vers sa copine qui dormait à poing fermer. Il sourit et continua son chemin, prenant bien soin de verrouiller la porte derrière lui. Il détestait travailler sur le quart de nuit, mais avec le peu d’ancienneté qu’il avait, il n’avait aucune autre opportunité. Les mains dans les poches, le jeune agent se dirigea vers l’auto-patrouille qui l’attendait devant chez lui. La nuit était fraîche et il y avait quelques passants dans la rue. Il avait la chance d’avoir un logement abordable si près du centre-ville. Son coéquipier lui fit signe au travers le pare-brise de la voiture, café à la main. Alors qu’il passait devant une ruelle pour retrouver son collègue, il sentit une étrange force l’attirer vers l’obscurité de celle-ci. Par réflexe il porta la main à son arme, mais la force invisible l’empêcha de la récupérer. Sans aucun moyen de défense et complètement apeuré, l’agent Rodnick se dirigea vers la ruelle d’une démarche étrange. Il tentait tant bien que mal de scruter les ténèbres de la ruelle vers laquelle on le poussait, mais la lumière du lampadaire du coin de la rue ne se rendait pas jusque là.
-Salut recrue, dit une voix beaucoup trop familière à Rodnick. J’ai encore besoin de votre aide, ajouta Rage.
Les yeux maintenant habitué au manque de lumière, Rodnick discernait la silhouette de Rage et d’une autre personne qui demeurait silencieux. Il tentait de l’examiner pour pouvoir l’identifier plus tard, mais il était complètement vêtu de noir, ce qui le rendait pratiquement invisible.
-Marcus Smith, ancien employé de Laser Corp.
Rage lui donna un cellulaire dans la main.
-Le numéro est en mémoire, contacte moi dès que tu as trouvé.
-Tu avais dit que c’était terminer, geignit le jeune policier
Spirit Warrior quittait la ruelle en sens inverse d’où était venu le policier tandis que Rage le suivait.
-Je me suis trompée, se contenta de répondre Rage sans se retourner.
Rodnick, maintenant libre de la force invisible soupira en regardant le téléphone qu’il tenait à la main. Son partenaire, visiblement inquiet, l’appelait et lui demandait si tout allait bien. Rodnick sortie de la ruelle, un faux sourire aux lèvres.
-Ouais, ça va.
Il jeta un regard derrière lui, vers la ruelle puis vers le haut, vers son appartement. Il n’avait pas le choix, il devait donner l’information à Rage.

* *
*

L’information de Rodnick n’avait pas tardé à arriver et les deux justiciers se dirigeaient déjà vers l’adresse que le jeune policier leur avait fournit. L’adresse donnait dans le quartier industriel, un entrepôt supposément abandonné, mais l’information n’avait pas été vérifiée, par manque de temps. Rage et Spirit Warrior s’en chargeraient. Rage bouillonnait d’impatience. Enfin, la fin de sa poursuite pour venger son partenaire arrivait. Enfin, elle serait vengée. Le coupable allait payer.

Maintenant devant la porte principale de l’entrepôt, un building uniforme en tôle rouillé avec d’ancienne affiche complètement illisible suite aux nombreuses averses, Spirit Warrior matérialisa son arme de deux mètres et fracassa le cadenas qui verrouillait la porte. Rage entra, son Desert Eagle en main. L’intérieur était sombre et une odeur de moisissure régnait. Se servant de son épée comme d’un bâton de lumière, Spirit Warrior ouvrit la marche. Évitant divers objets laissé sur le sol suite à la fermeture de l’entrepôt, les deux héros franchirent la pièce pour arriver à un escalier en piteux états se dirigeant vers les entrailles de l’édifice. Spirit Warrior descendit le premier, suivit de près par Rage. Dans le sous-sol, un bruit sourd et faible se faisait entendre, vers le nord. Rage s’avança et enleva le cran de sécurité de son arme. Une porte entrebâiller laissait paraître un éclairage faible dans la pièce où ils se trouvaient. Spirit Warrior dématérialisa donc son arme de façon à surprendre la personne qui se trouverait dans la pièce nord. Évitant soigneusement les obstacles se trouvant sur leur chemin, Spirit Warrior et Rage arrivèrent devant la porte. À l’intérieur, un homme frêle vêtu d’une blouse blanche de scientifique complètement tâché d’huiles de toutes sortes s’affairait sur une table, dos aux deux justiciers. Sa chevelure grisâtre laissait présager un homme d’âge mur. Sur la table, Rage voyait différent objet métallique de couleur mauve avec différent filages jaunâtre dont l’étrange bruit sourd semblait venir. Prudemment, Rage pointa son arme vers l’homme et pénétra dans la pièce. Derrière elle, Spirit Warrior se mettait en position pour la couvrir avec ses pouvoirs, mais malheureusement, il heurta une boite métallique qu’il n’avait pas vue. Alerté, l’homme se retourna et vit Rage, qui sans attendre, se dirigeait maintenant vers lui à la course. L’homme avait un étrange masque au niveau du menton qui lui recouvrait la bouche de la même couleur que les objets sur la table. Le masque était relié à son bras par un tuyau jaunâtre qui lui-même était fixé à une sorte de gant métallique de couleur mauve. Marcus leva la main ganté et avant même que Rage ou Spirit Warrior n’eut le temps de réagir, un étrange rayon jaune à peine visible heurta la jeune femme qui se retrouva plaqué contre le mur, désarmé. Tout sur le passage du rayon avait été également propulsé contre le mur, lacérant la jeune femme et déchirant son costume à plusieurs endroits. Heureusement pour la jeune femme qu’elle ne sentait plus la douleur, car elle aurait souffert le martyr après cette étrange attaque.

Voyant Rage être mal traité, Spirit Warrior courut vers sa direction tout en matérialisant son armure et son épée. Marcus regardait la jeune femme se relever comme si rien ne s’était passé. Incrédule et voyant les renforts arrivé, Marcus sauta par-dessus la table et empoigna rapidement un des objets sur la table, un masque métallique recouvrant le reste de son visage.
-Qui êtes-vous? Demanda-t-il d’une voix de conserve.
Rage, maintenant rejoint par Spirit Warrior récupéra son arme qu’elle pointa vers l’homme.
-Je suis ta création, je suis la rage et la haine de l’incident ChemCo, répondit la jeune femme de sa voix d’outre-tombe.
-Je suis Spirit Warrior, justicier de L.A.
Marcus regarda Spirit Warrior puis Rage de part une petite visière ne laissant apparaitre que c’est yeux bruns.
-ChemCo…tu dois donc être cette policière…Rosdale.
-Non, j’étais Rosdale. Elle est morte durant l’incident. Moi, je suis Rage.
-Et bien Rage, désoler pour toi, mais tu vas mourir une nouvelle fois, de la main de Screamer.
Joignant le geste à la parole, Marcus Smith, alias Screamer, leva son point ganté et poussa un hurlement dans son casque. Les filages jaunâtre semblèrent vibré et se remplir d’énergie par le son du cri de l’homme. Un nouveau rayon, beaucoup plus puissant, balaya la pièce, happant au passage Rage qui se retrouva une vingtaine de mètre plus loin dans l’entrepôt. Un trou béant et circulaire faisait maintenant place au mur qui se trouvait derrière elle quelque seconde plus tôt. Certes, elle ne ressentait pas la douleur, mais son corps lui, subissait les dégâts. Son bras droit faisait maintenant un angle étrange et ne répondait plus à ses commandes. Lorsqu’elle respirait, un sifflement étrange lui parvenait, elle avait probablement de la difficulté à respirer. Elle se releva péniblement, sans l’aide de son bras droit et observa la scène qui se déroulait dans la pièce où Spirit Warrior et Screamer s’affrontait.

Spirit Warrior avait été prompt à réagir, il avait sauté sur la table alors que Screamer terminait son attaque sonique et d’un coup puissant de sa lame, il percuta le masque de ce dernier. Screamer tituba, mais le masque demeura intact. Spirit Warrior leva alors la main vers Screamer qui l’imita de sa main ganté. Le jeune allemand exerça une pression télékinésique de façon à enlever le masque de son adversaire, mais sans succès. Un nouveau hurlement, une nouvelle décharge, mais cette fois en direction de l’allemand qui évita l’attaque en lévitant et se collant au plafond.
-Jolie …esquive, lui lança Screamer légèrement essoufflé.

Rage chercha du regard son arme qu’elle avait perdu pour une seconde fois. Ne la voyant pas, elle tandis le bras gauche de façon à récupérer son fusils de calibre douze qui se trouvait en bandoulière sur son dos. Elle n’était pas gauchère, la manœuvre était donc étrange et pas aisée, mais elle réussit tout de même tandis que Screamer attaquait une nouvelle fois Spirit Warrior. Ce dernier fut heurté de plein fouet alors qu’il était contre le plafond. Il traversa celui-ci et se heurta contre le second plafond, celui de l’entrepôt de l’étage supérieur. Rage courut une nouvelle fois en direction de Screamer qui déjà équipait une nouvelle pièce de son armure, une pièce lui recouvrant le torse. Il terminait le branchement lorsque Rage sauta sur la table et fit feu à un mètre de distance de lui. Surprise, elle vit les multiples projectiles de son arme disparaitre dans une sorte de champ de force invisible. Le son de la détonation de son arme s’estompant, elle remarqua un nouveau bruit, un bruit de vrombissement visiblement émis par la pièce que l’homme venait de mettre sous tension. Derrière son masque, Screamer sourit.
-Vous êtes peut-être des supers humains … ou des mutants, mais moi … je suis un géni. Se moqua Screamer de plus en plus essoufflé à force de crier.
-Peu importe ce que tu es, tu vas mourir se soir, répondit Rage.
Elle ne pouvait pas croire que le responsable de tous ses malheurs se trouvait devant elle et qu’elle n’était pas capable de rendre justice, pas capable de descendre cet hurluberlu.

À l’étage supérieur, Spirit Warrior se relevait péniblement. Son corps le faisait souffrir de partout. Il saignait du nez, ce qui l’obligea à retirer son masque. Il cracha également du sang, ce qui l’inquiéta. Il voulait être un héro, il s’était sentit imbattable avec ses pouvoirs, mais alors qu’il rencontrait pour la première fois un vilain, un vrai de vrai, il se retrouvait sur le tapis. Il se traina péniblement jusqu’au trou dans le plancher, trou qui lui donnait une belle vision sur ce qui se passait à l’étage inférieur entre Rage et Screamer. Il devait bien y avoir une faiblesse, un point faible pour réussir à vaincre le scientifique dans son armure. Il étudia rapidement les pièces qui demeuraient sur la table. Il n’avait pas chômé Marcus. Son armure semblait complète, il y avait deux parties pour les bras et deux autres pour les jambes. Spirit Warrior n’imaginait même pas ce que ce serait de l’affronter dans son armure cybernétique complète, mais celle-ci semblait être alimenter par la voix, ou plus précisément par les cris de son hôte. Son masque devait donc être la source de son pouvoir.

Rage fulminait intérieurement, toujours sur la table, elle tira une nouvelle fois à bout portant sur Screamer, même effet, toujours inutile, mais le vrombissement s’amenuisait. Screamer leva la main pour attaquer, mais une force invisible le retint. Levant la tête, il aperçut Spirit Warrior, la main tendu vers lui. Rage fit feu une troisième fois. L’effet demeura semblable, mais le vrombissement s’estompa tandis que Screamer reculait, paniqué.
-On fait moins le malin, grogna Rage alors qu’elle tira pour une quatrième fois, faisant voler en morceau la pièce d’armure du torse et renversant Marcus.

Un bruit d’hélicoptère attira l’attention de Spirit Warrior. Il releva la tête et vit des soldats vêtues de tenus de combat d’intervention entrer dans l’entrepôt. Il relâcha sa prise sur le bras de Screamer et avec les dernières forces qu’il avait il se plaqua contre le plafond, immobile. Il observa les hommes se déplacer rapidement, se couvrant mutuellement dans un silence terrifiant. Deux personnes entrèrent ensuite, l’un deux avait quatre bras et était complètement recouvert d’écailles le rendant d'une certaine couleur grisâtre tandis que le second était couvert d’armes blanches de toute sorte, saï, shuriken et autres armes japonaise. Spirit Warrior les reconnue aussitôt. Sea Fighter et Lethal Weapon, membre d’American Pride, groupe élite du S.T.A.Y.

Rage sauta de la table et colla son arme sur le visage de Screamer.
-À cette distance, je ne peux pas te manquer.
Elle serra la gâchette, mais un rideau sombre recouvrait sa vue et au lieu de regarder les yeux brun complètement affolé de Screamer, elle regardait le plancher sombre et moisie de l’entrepôt. Elle n’était pas capable de bougé. De son étrange angle de vue, elle aperçut plusieurs bottes noires se diriger vers Screamer et elle. Un bruit de décharge et puis plus rien. Juste les ténèbres.

* *
*

De sa cachette, Spirit Warrior observa les agents du S.T.A.Y emmener leurs deux trophées, Rage et Screamer. Le second était maintenant délesté de son armure. Il demeura immobile durant plus d’une heure sans que personne ne le remarque. Il souffrait, mais sa liberté en dépendait. Finalement, les agents quittèrent l’endroit et il put enfin quitter l’entrepôt. Usant de son pouvoir, il suivit l’hélicoptère qui emmenait sa coéquipière vers un lieu de détention. Il dût rapidement interrompre sa filature, car l’endroit était fortement protéger et surveiller. Rage était prisonnière et Spirit Warrior était gravement blesser.

La vengeance est un plat qui se mange froid, Rage aurait l’occasion d’y gouter. Elle n’avait pas obtenue ce qu’elle désirait, mais cela ne saurait tarder.

FIN
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Jeu 5 Aoû - 2:00

Street Justice #3 : Un Problème Infernal

#3-1 : Le Golem de Las Vegas

L’exercice qu’il allait faire n’était pas de tout repos. Il avait dû tromper et mentir son supérieur, se faufiler discrètement dans une pièce à l’abandon et finalement trouver la bonne formule. Il était interdit pour sa caste de faire une telle action, mais il était temps pour lui de prouver qu’il valait mieux que son crétin de supérieur. Peut-être même que le grand boss allait le remarquer et lui donner un bonus.

* *
*

Comme tous les jours, depuis maintenant six années, Ahmed était assis sur son bout de carton à siroter une bouteille de whiskey pratiquement vide. Il devrait aller sur le coin de la rue bientôt avec son écriteau pour se faire un peu d’argent et ainsi pouvoir se procuré une nouvelle bouteille. Les détritus de la ruelle dans laquelle il avait élue domicile empestait plus que normalement. Il se leva péniblement en poussant un grognement. Il se permit un coup de pied dans les jambes de son voisin, un vietnamien d’une cinquantaine d’année qui poussa un grognement sans tout de moins se relever. Marchant lentement, vacillant sous l’effet de l’alcool, Ahmed se dirigea vers une des bennes à ordures du restaurant du coin. Cette benne était la raison première de l’habitation du sans abris dans cette ruelle particulière. Il y trouvait plein de sorte de restant encore chaud et comestible. De l’endroit où il était il pouvait déjà sentir le poulet. Peut-être que c’était du poisson en fait, il n’était pas difficile.

Malheureusement, il ne se rendit jamais à la benne de tous ses désirs. Une distorsion étrange dans l’air, telle une tornade mais à l’horizontale, apparue devant lui. Il s’immobilisa et observa, curieux. L’anomalie gagna en force et un puissant vent aspirait lentement Ahmed vers le centre. Il tenta de se retenir à une poubelle métallique, mais celle-ci fut aspiré et se plia sur elle jusqu’à disparaitre dans un son de métal tordu. Maintenant appeuré, Ahmed cria en direction du vietnamien, mais un bras rouge et puissant lui traversa le torse et lui arracha le cœur. Ahmed regardait cette main, tenant son cœur devant son regard avant que la vie ne quitte son corps. Derrière lui, une créature complètement rouge, mesurant pratiquement trois mètre de haut le souleva de terre. L’anomalie avait disparue. La créature à la tête cornue et cauchemardesque approcha le corps de sa victime vers sa tête et de ses yeux jaune reptilien l’observa quelque instant. La vie avait quitté le corps d’Ahmed, mais son âme y était toujours. La créature attendait, puis ouvrit la bouche laissant apparaitre des dents affilé comme des rasoirs. Il aspira un bon coup. Un œil avertie aurait trouvé l’action étrange, mais la créature sembla se délecter et lança le corps inerte contre le mur, dévorant le cœur par la suite, comme dessert. Deux immenses ailes émergèrent de son dos écailleux. Elles mesuraient facilement deux mètres de large et était de teinte brunâtre et mince, comme une membrane. La créature renifla et se dirigea vers le vietnamien endormie.
Libre, il était enfin libre. Son supérieur n’allait pas apprécier. Il poussa un grognement qui ressemblait étrangement à un rire avant de saisir le vietnamien par le pied et lui faire subir le même sort que le pauvre Ahmed.

* *
*

Dietrich Weber accompagnait son père, l’ambassadeur d’Allemagne en terre américaine, pour une soirée bénéfice. Il avait récupéré depuis sa rencontre avec Screamer, mais des contusions étaient encore visibles sur son corps. Heureusement que son visage n’avait pas trop écopé. Vêtue d’un jolie veston cravate blanc et d’une chemise noir, le jeune homme quitta la table pour se diriger vers les toilettes. Les soirées mondaines n’étaient vraiment pas de son goût. Trop d’aristocrate discutant de sujet complètement inintéressant. Peut-être était-ce de la culpabilité ou simplement de l’inquiétude qui faisait que les sujets ne l’intéressaient pas, il l’ignorait. Mais Allison ne quittait plus ses pensées, surtout la prison qu’il avait put voir lorsqu’il avait suivit le S.T.A.Y lors de la capture de Rage. Il avait quelque recherche et la prison avait comme nom La Voûte. Une évasion spectaculaire venait d’avoir lieu quelque semaine auparavant par un groupe de détenu qui était maintenant hautement recherché par les autorités. La prison allait donc être en alerte constante. À lui seul il ne pourrait nullement faire évader la jeune femme.

Il allait pénétrer dans la salle de bain dédié aux hommes lorsqu’un attroupement de personne près de l’entrée du hall attira son attention. Il s’approcha et il vit un téléviseur dans l’entré qui présentait les nouvelles d’urgences. On voyait une créature, qui fit penser instantanément à un démon au jeune allemand, qui attaquait un hôpital de personnes âgées. Dietrich connaissait vaguement l’endroit, heureusement que son costume se portait bien sous ses vêtements. Sans trop attiré l’attention sur lui, il quitta le hall.

* *
*

C’était vraiment trop facile. Peut-être était-ce la raison pourquoi ses maîtres avaient interdit l’accès à cette dimension. Les humains représentaient pour lui une source important de pouvoir. Il absorbait âme après âme. Certes, les faibles humains tentaient de s’opposer à lui, mais il les réduisait aussitôt en cendre grâce à ses pouvoirs de pyrokinésie. Si le rythme demeurait, il pourrait bientôt retourner chez lui et avec toutes les âmes absorbées, prendre la place de son supérieurs, voir même le supérieur de son supérieur. Oui, il monterait en grade rapidement. Un des humains tentait de s’enfuir derrière lui. Il se retourna et l’empoigna juste au moment où l’homme allait disparaitre dans la cage d’escalier. Sa proie criait, hurlait. Il lui broya le cou et absorba l’âme du défunt.

* *
*

Spirit Warrior arriva en volant et se posa sur un building en face de l’hôpital. C’était le chaos dans la rue. Des voitures de police bloquaient la rue et des policiers s’efforçait d’évacuer rapidement les malades, tandis que d’autre pointait des armes automatique de gros calibre vers les sortie possibles du monstre. La porte principale était démolie et des traces noires étaient visibles sur le portique. Alors que Spirit Warrior évaluait la situation, un bris de vitre attira son attention vers le dixième étage. Une femme âgée venait de sauter par la fenêtre, derrière elle, le monstre rouge était visible. Ce dernier quitta la pièce, probablement en quête d’une autre proie. Spirit Warrior déploya ses deux mains et utilisant son pouvoir, immobilisa la femme à moins de deux mètres du sol. Les sauveteurs et la vieille semblèrent surpris tandis qu’elle se posait délicatement sur le sol. Sans plus attendre, Spirit Warrior s’envola vers la fenêtre qui venait d’être brisée et s’y engouffra. Une odeur de chair calciné rodait dans l’air. Il quitta la pièce en direction du couloir et il s’immobilisa devant la vision de cauchemars qui se trouvait devant lui. Il y avait du sang partout, des corps mutilés et figés dans d’étranges postures. Il retint une envie de vomir. Un cri le tira de sa torpeur et il se dirigea immédiatement vers lui, en évitant soigneusement les corps sans vie. Lorsqu’il arriva devant ce qui restait de la porte, maintenant complètement démolie pour laisser place à ce monstre immense, la créature portait la tête d’un pauvre homme à sa bouche grande ouverte, avec la ferme intention de lui dévorer la matière grise. Sans attendre, Spirit Warrior matérialisa son épée deux mains d’énergie vitale et fonça vers le monstre. L’épée se planta directement dans la cuisse du démon qui poussa un grognement terrible. Il lâcha l’homme et d’un coup d’aile bien calculé, propulsa le jeune mutant contre le mur. Sonné et déstabilisé, l’épée de Dietrich s’évapora, le laissant désarmé face à une créature maintenant enragée et blessée.

* *
*

Il y avait donc finalement quelqu’un qui oserait s’opposé à lui. Sa cuisse le faisait souffrir, mais la blessure n’était rien de grave et l’homme se trouvait par terre sonné. Le combat allait être facile, rien d’équivalent avec ce qui se passait dans sa dimension. Il poussa un grognement, son cri de guerre et de son poing gauche, il saisit l’humain qui venait de le blesser. Étrange, il n’avait pas la même odeur que tous les autres qu’il venait de tuer. Il le souleva et l’approcha pour l’examiner.
-Qu’est-ce que tu es ? Demanda-t-il à l’humain.
Ce dernier semblait paniquer, mais ne répondit pas à sa question. Frustré, il serra le poing plus fortement.
-Répond humain, insista-t-il.
Mais l’humain ne répondit pas. Au contraire, il releva l’insulte en lui coupant soudainement la main avec une lame blanche d’une clarté qui le forçait à plisser les yeux.
La douleur de la main fraichement coupé était atroce, mais il se ressaisit rapidement voyant l’humain se recouvrir d’une étrange armure de la même couleur que sa lame. Il prenait une position de combat. Il rit intérieurement, cet humain était vraiment stupide. Il croyait être le seul à pouvoir matérialisé des armes, il lui prouverait le contraire.

* *
*

Spirit Warrior respirait difficilement, le démon lui ayant pratiquement broyé la gorge. Mais il tenait encore debout. Il allait attaquer lorsque la créature poussa un nouveau grognement. Spirit Warrior était certain d’avoir entendue des paroles lorsqu’il était prisonnier de l’emprise du monstre, des paroles déformé par les grognements guttural de la créature. La blessure qu’il venait d’infliger à son adversaire ne semblait pas le ralentir pour autant car déjà il avançait vers lui. Jouant le tout pour le tout, Spirit Warrior chargea, l’épée bien haute. Il frappa de toutes ses forces, mais son coup fut bloqué par une épée de feu apparut du néant. Spirit Warrior aurait juré que son adversaire riait et se moquait de lui. Il frappa une nouvelle fois et fut bloquer une seconde fois. Le démon sauta et défonça le plafond, disparaissant dans les décombres et la poussière qui gênait maintenant les mouvements de Dietrich qui tentait de le suivre.

Le démon n’était vraiment pas difficile à suivre, démolissant tout sur son chemin, il permettait ainsi au mutant de le poursuivre. Spirit Warrior déboucha finalement sur une pièce immense, le démon était là et l’attendait armé de son épée de feu immense. Dehors, un hélicoptère volait à proximité du building dont l’étage était maintenant désert. Spirit Warrior risqua un rapide coup d’œil vers l’hélicoptère. Des journalistes. On pouvait compter sur eux pour avoir le plus grand des courages si la nouvelle en valait son pesant d’or. Le démon le rappela à l’ordre en chargeant vers lui. Le sol tremblait à chacun de ses pas. Le jeune mutant tentait tant bien que mal de garder son équilibre et son attention sur son adversaire, mais le coup vint plus rapidement qu’il ne l’avait imaginé. Son armure d’énergie reçu le coup et le bloqua, mais l’impact le projeta contre la fenêtre et les flammes de la lame lui avait fait atrocement mal. Il avait probablement des côtes de brisées. À genoux, il tentait de reprendre son souffle, mais le sol tremblait. Le démon l’attaquait une nouvelle fois. Il se releva et se retourna vers son adversaire qui le frappa une nouvelle fois d’estoc. Cette fois, Spirit Warrior bloqua le coup, mais ce dernier était beaucoup trop puissant et lui-même trop faible, son épée lumineuse se dématérialisa, ainsi que son armure. À bout de force, il tomba à genoux devant le démon. Il devait vaincre. Il était trop jeune pour mourir, mais la situation n’était vraiment pas à son avantage. Lentement, son adversaire démoniaque s’approcha de lui, ricanant. Spirit Warrior releva la tête pour observer la créature maintenant devant lui. Il regardait la lame de feu se lever et qui allait maintenant s’abattre sur lui, mais la créature hésita.

* *
*

Le combat lui avait plût. Il avait joué avec l’humain comme un chat avec une souris, mais il s’était toutefois montré un adversaire digne. Il leva son épée et il s’apprêtait à en finir avec sa proie, mais une nouvelle odeur s’approchait d’eux. Une odeur qu’il connaissait bien. L’odeur significative d’un Gardien. Il devait être jeune car son odeur était faible. Il baissa sa garde et se retourna, laissant l’humain qu’il venait d’affronter. Il n’était pas prêt à retourner dans sa dimension et le Gardien venait exactement pour cela. Si seulement il pouvait tuer le Gardien, son âme le rechargerait au complet et il était assuré d’avoir énormément de puissance dans sa dimension. L’odeur était proche maintenant. Il se tint prêt.

* *
*

Spirit Warrior ne comprenait pas ce qui se passait. Le démon lui tournait maintenant le dos. Profitant du moment, il rampa jusqu’à un petit comptoir à proximité pour se cacher. Ses côtes le faisaient atrocement souffrir. Le démon poussa un grognement et Spirit Warrior jeta un coup d’œil dans la pièce. Un jeune homme à peine sortie de l’adolescence se tenait là. Il balaya la pièce du regard sans même porté attention au démon qui semblait impatient d’en découdre avec lui. Le jeune homme, vêtue d’un jean bleu et d’une chemise blanche portait un étrange collier coloré et un bracelet en or à son poignet gauche. Lorsqu’il aperçut enfin Spirit Warrior il arbora un sourire.
-Vous allez bien ?
Il était complètement inconscient ou simplement stupide.
-Ouais, répondit Spirit Warrior incrédule devant le manque flagrant de peur chez l’adolescent.
-Désoler d’être en retard, il y avait du trafique, dit-il en souriant.
Le démon observait l’échange entre les deux humains sans bouger, il semblait prudent, voir craintif.
-Alors mon beau, on joue les renégats, lança l’ado vers le démon en s’avançant vers lui.
Le démon sembla lui répondre avec un grognement que Spirit Warrior trouva étrange.
-Non mon gros, c’est toi qui va mourir. En fait, tu vas juste retourner d’où tu viens, répondit le jeune ado.
Spirit Warrior n’en revenait pas. Il parlait avec la créature et il semblait même la comprendre. L’ado s’avança vers le démon sans aucune crainte. Le démon lui, recula devant son nouvel adversaire. Le jeune homme leva une main et ferma les yeux. Il marmonnait quelques choses d’inaudible. Dans sa paume, un étrange écriteau apparut de couleur bleu vif. Le démon attaqua soudainement.
-ATTENTION, hurla Spirit Warrior.
Mais le jeune homme ne bougea pas, la main toujours tendu vers le démon. L’épée de ce dernier allait s’abattre sur l’ado qui ne bougeait toujours pas. Avec la force du désespoir, Spirit Warrior repoussa la lame avec son pouvoir juste au moment ou celle-ci allait trancher la tête du nouveau venu toujours immobile. Le démon, frustré de voir sa lame s’envolé et se figé dans le mur, donna un coup de poing en pleine gueule de l’adolescent. À voir les agissements de celui-ci, Spirit Warrior s’attendait pratiquement à le voir demeuré là sans aucun dégât, mais ce ne fût nullement le cas. L’adolescent s’écrasa une dizaine de mètre plus loin dans un tas de brique du mur récemment démoli par le démon.
Horrifié, Spirit Warrior observait la scène, impuissant. L’adolescent se releva péniblement, mais il avait changé. Sa peau avait changé. Il était maintenant marbré comme les briques dans lesquelles il s’était écrasé.
-Bordel! C’est que ça fait mal sale con ! cria-t-il à l’intention du démon en se frottant la joue.
Le démon chargea une nouvelle fois. Il tenta le même manège qu’auparavant, levant son poing toujours valide, il décocha un crochet puissant qui fut intercepté par la main de l’adolescent. Ce dernier, de sa main libre, décocha un uppercut en sautant pour atteindre le menton du démon. Ce dernier, légèrement sonner recula en tituba. Il venait de se prendre un poing de brique après tout. L’adolescent ne lui laissa pas un moment de répit. Il attaqua une nouvelle fois, mais dans l’estomac. Le démon poussa un grognement et se retourna subitement, et donna un coup d’aile à l’adolescent qui esquiva le coup, mais la diversion du démon avait fait son œuvre, il courait déjà vers la fenêtre et traversa celle-ci. Quittant l’hôpital en volant. L’adolescent s’approcha de Spirit Warrior et l’aida à se relever tandis que sa peau redevenait normale.
-Salut, moi c’est Golem.
-Il faut l’arrêter, dit Spirit Warrior paniqué en observant le démon s’enfuir au loin.
-Salut, moi c’est Golem, insista l’adolescent, la main tendu vers Dietrich.
-Spirit Warrior, répondit sèchement ce dernier.
-T’inquiète, il n’ira pas bien loin.
Comme seul explication, il montra sa paume avec le glyphe étrange qui semblait pulsé d’énergie bleutée.

À Suivre
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Mar 10 Aoû - 4:40


#3-2 : Une Chasse Infernale
(Partie 1)

Un homme entra discrètement dans le casino The Venetian. Vêtue d’un très riche habit noir aux revers rouge, l’homme se dirigeait dans le casino d’un pas décidé. Ses lunettes fumées cachant ses pupilles aux couleurs hors de l’ordinaire. En effet, elles étaient comme constitué d’un feu vivant de couleur rouge, changeant de forme constamment. Il s’immobilisa et regarda autours de lui. L’endroit était parfait. Il leva un bras, paume ouverte devant lui. L’air autours de lui devenait plus lourd, plus chaud. Une étrange odeur de souffre se propagea également tandis que des hommes de la sécurité le regardaient d’un air suspicieux. Il leur sourit, un sourire carnassier et peu invitant. Un des nombreux passants, un touriste probablement, passa trop près de sa main et dans un rictus de douleur étrange, fut aspiré dans un tourbillon jusqu’alors invisible, se pliant sur lui-même avec un son d’os brisés étrange il disparue. Le tourbillon prit de l’ampleur rapidement et aspira plusieurs autres pauvres innocents passants avant que les gardes de sécurité ne décident enfin de réagir. L’homme baissa la main tandis que plusieurs coup de feu était tiré dans sa direction. Il n’en fit pas vraiment cas, les balles le chatouillant plus que le blessant. Avec satisfaction, il vit une petite créature d’à peine un mètre sortir du portail dimensionnel. De couleur rouge, avec des yeux complètement noir, la créature observa l’homme qui venait de la libérer de sa prison infernal. Elle ressemblait à un singe tombé dans un bain d’acide. Sautillant, elle se dirigea à une vitesse beaucoup trop rapide pour son étrange démarche et sauta au visage de l’un des gardes. Derrière, deux autres créatures apparurent. L’homme souri en voyant le chaos dans le casino commencer à prendre forme autour de lui. Maintenant au nombre de six, les petites créatures attaquaient tous les gens à proximité tandis que d’autres monstruosités continuaient de sortir de la brèche.

* *
*

Spirit Warrior tournait en rond en regardant le téléviseur. Il y avait un carnage au Casino, visiblement en lien avec sa rencontre avec un démon, mais Golem demeurait là, la tête dans un foutu bouquin.
-C’est lui, pourquoi on y va pas ?
Golem releva le nez de son bouquin pour regarder le téléviseur puis Spirit Warrior.
-Pour faire quoi ? demanda le jeune homme le plus sérieusement du monde.
-Pour faire quoi ! Pour l’arrêter bordel, répondit l’allemand hors de lui.
-Comment ?
Pour seul réponse, Spirit Warrior matérialisa son arme. Golem le regarda un instant, levant un sourcil.
-Et après tu comptes faire quoi, le tuer ?
-Mouais.
Golem se leva et contourna le bureau auquel il était assis depuis plus de deux heures. Il s’étira en poussant un petit cri de satisfaction.
- Laisse moi t’expliquer les choses comme tu ne les vois visiblement pas. Je vais même te rendre la tâche plus simple en prenant un exemple que tu devrais comprendre. Tu vois, Mr. Démon vient d’une autre dimension. Lorsqu’il est arrivé, il était …Dison niveau 1 dans un jeu vidéo, tu saisis ?
Spirit Warrior n’aimait pas du tout le ton moqueur de son jeune interlocuteur, mais il affirma que oui d’un signe de tête énervé.
-Bien, après le massacre de l’hôpital, il était niveau 10 et il t’a salement amoché. Absorbant les âmes des défunts pour monter non seulement ses niveaux d’expérience, mais également sa barre de mana. Il a donc utilisé son mana pour ouvrir une brèche et libéré des Xaltors, des démons mineurs de niveau …5 disons. Là, le cercle continue. Il absorbe des âmes que ses nouveaux esclave, les Xaltors, lui procure et il doit être au alentour du niveau 15 ou voir même 20. Toi, fière petit guerrier niveau 7 veux tenter de le tuer avec ton épée +1. Tu n’as aucune chance.
-Et combien de niveau il peut avoir ? demanda ironiquement Spirit Warrior.
-Bah, environ une centaine au moins.
-Alors on fait quoi ?
-Tu me laisses terminer mes recherches pour que je sois en mesures de fermer la brèche et ensuite, on part à la chasse, la chasse aux Xaltor.
-Et on fait quoi pour Mr. Démon, on le laisse libre ?
-Chaque chose en son temps mon jeune padawan, répondit Golem avec un sourire énigmatique.

* *
*

3 heures plus tôt

Spirit Warrior était assis à la place du passager dans la petite voiture économique de son allié du moment, le jeune Golem. Ils venaient tout juste de quitter l’hôpital et Golem l’avait gentiment invité chez lui pour se nettoyer et panser ses blessures. D’abord hésitant, Dietrich avait finalement accepté l’offre.
-Tu semble jeune pour faire ce boulot, dit finalement Spirit Warrior pour brisé le silence.
-Mouais, mais je n’ai pas vraiment le choix.
-On a toujours le choix surtout lorsqu’on est mutant.
Golem s’esclaffe de rire avant de se retourner vers son compagnon de route.
-Je ne suis pas mutant. Je suis tout ce qui a de plus humain sur cette foutu planète.
-Mais tantôt? La brique ? Comment est-ce que …
Comme réponse il leva son bras avec l’étrange bracelet en or. De plus près, Spirit Warrior put remarquer d’étranges symboles qui y étaient gravés.
-Cadeau de mon père, répondit Golem.
-Je ne comprends pas.
-Je suis un Gardien, j’ai reprit le flambeau familiale il y a quelques temps. Après la mort de mon père. Je manipule l’énergie magique si tu veux. Le bracelet me permet de prendre la consistance de tout objet avec lequel j’entre en contacte. Le collier lui, avant que tu me demande, me permet certain truc.
Il se retourne vers Dietrich et lui fait un clin d’œil. Dietrich n’osa pas demander les propriétés du collier, visiblement Golem ne voulait le dire.
-Et ça fait quoi un Gardien.
-Ça s’arrange pour que les portails, brèches et autre truc qui menace notre dimension demeurent infranchissables, répondit sombrement Golem.
-Et bien ta foutrement échouer sur ce coup là.
-Ouais, je vais devoir me ressourcer chez moi. Je n’ai jamais vue ce genre de truc arriver. Aucun Infernus n’a jamais osé faire ce que ce jeune blanc-bec à fait.
-Infernus ?
-Un démon si tu veux, répondit Golem avec un haussement d’épaule. Normalement il se contente de faire profil bas, jouer à leur petit jeu de mascarade et tout, mais lui, faire ce qu’il à fait, il ne doit pas connaître les règles.
-Les règles ?
-Ouais, les règles.
Une immense maison apparut alors devant eux. L’accès était bloqué par un portail de fer forgé. Un mur de pierre entourait également la propriété de style anglaise.
-C’est ta maison ?
-Non, c’est celle de mon père, murmura Golem.
avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Kaully le Mar 10 Aoû - 4:44

#3-2 : Une Chasse Infernale
(Partie 2)

Les deux héros débarquèrent de leur véhicule, ils devraient faire la suite du chemin à pied. Les autorités, déjà débordé par le massacre de l’hôpital, semblait géré la situation d’une façon totalement chaotique. Les rues étaient bloquées pour former un périmètre de sécurité et un autre périmètre s’occupait de tirer sur les Xaltors qui s’approchaient trop de la foule. La situation était contenue pour l’instant, mais pas réglé. Sans gêne, Golem avança vers le groupe de policiers qui tentait de repousser les curieux. Sans s’arrêter, il passa sous la barrière pour se retrouver du côté des policiers qui le regardait, surpris. L’un d’eux s’approcha de lui.
-Désoler le jeune, mais tu dois retourner de l’autre côté, ce n’est pas un jeu.
Spirit Warrior, dans son costume, s’interrogeait sur la manière la plus logique d’agir, son compagnon ne semblait nullement se soucier du policier et continuait d’avancer.
-Jeune homme.
Le policer l’attrapa par l’épaule tandis qu’il était rejoint par d’autre policier.
Pour seul réponse, Golem se pencha pour toucher le béton du trottoir sur lequel il se trouva. Aussitôt, son corps se transforma sous le regard ahuri des policiers.
-Je suis venu pour régler votre petit problème, dit simplement le Golem de béton. Alors, on me laisse tranquille ou on se la joue difficile ? ajouta-t-il en se craquant les poings.
Les policiers se regardèrent interloqué. Ils ne savaient pas trop quoi faire. Voyant leur hésitation, Golem continua son chemin. Spirit Warrior soupira et le rejoignit en volant sous les regards des curieux. Arrivé au deuxième cordon de police, les policiers tiraient sur une petite escouade de Xaltors qui tentaient une percé.
-Golem et Spirit Warrior, venue pour faire le sale boulot monsieur, dit joyeusement Golem en les saluant bêtement de la main lorsque les coups de feu cessèrent.
-Je te reconnais toi, dit un des policiers en pointant Spirit Warrior. T’es le mec qui s’est enfuie du poste de police. Tu te souviens John, c’est le mec qui a tuer le suspect de l’affaire ChemCo.
-C’est Allison qui l’a tué, répondit sombrement le dénommé John.
-On s’en fou de qui à tuer à qui, s’énerva Golem. L’important c’est qu’on est venu sauver la journée. D’ici peu, c’est créature seront beaucoup plus nombreuses et vous ne serez plus en mesure de les contenir. Nous, on va régler cela à la source. Alors, ce serait apprécier de dire à vos amis de ne pas nous tirer dessus pendant notre approche ou notre sortie du casino.
Sans attendre, Golem saute par-dessus l’un des véhicules de patrouilles servant de barricade, faisant plier le métal sous son poids. L’un des policiers poussa un cri d’insulte dans sa direction.
-Probablement sa voiture, rigola Golem en se dirigeant à la course vers le casino suivit de près par un Spirit Warrior volant et silencieux.

L’intérieur était un vrai cauchemar. Des centaines de cadavres empestaient l’air ambiant. Une vraie vision d’horreur. Golem sembla ne pas le remarquer en pénétrant à l’intérieur, cherchant ce pour quoi il était venu. Il regarda rapidement sa main gauche.
-Fait gaffe, Mr. Démon est ici et il est beaucoup plus puissant qu’à l’hôpital.
-Niveau 20, c’est noté, répondit sarcastiquement le mutant.
Golem esquissa un sourire et continua son avancé. Pour l’instant, aucun Xaltor en vue parmi les nombreuses rangées de machine à sous. Golem pointa une sorte de mezzanine à l’étage supérieur.
-La brèche est là-haut.
Un petit cri aigu attira le regard des deux héro à leur droite. Dix Xaltors les observaient du haut d’une voiture de luxe suspendue.
-Je m’occupe d’eux, occupe toi de la brèche, dit Spirit Warrior en activant son pouvoir de protection.
Golem s’exécuta sans rien dire tandis que les singes infernaux sautèrent à l’unisson sur le pauvre allemand surprit de les voir se déplacer à une telle vitesse. Son arme apparut dans ses mains, mais déjà deux Xaltor lui mordaient les mollets heureusement protégé par son armure d’énergie. Il ressentit néanmoins une pression significative et s’empressa de couper les deux monstres d’un savant coup d’épée. Il ne vit malheureusement pas l’une des petites créatures sauter tel un singe sur les différentes bannières accroché au plafond et qui se jeta directement sur son visage. L’impacte le projeta à terre, écrasant sous lui un autre Xaltor.

* *
*

Golem monta rapidement les marches trois par trois afin d’atteindre la brèche et ainsi bloquer l’accès de cette dimension aux Xaltor. Mais l’Infernus se tenait en haut des marches entouré de plusieurs petites bestioles rouges.
- Bien le bonjour Gardien, susurra ce dernier sous sa forme maintenant démoniaque.
-Ah ben voila! S’exclama Golem tout heureux, je n’aurai pas à te pourchasser comme un putain de chien dans toute la ville.
Pour seul réponse, l’Infernus envoya ses petits sbires à l’attaque du Golem de béton. Ce dernier en réceptionna deux qui se jetèrent sur lui par les airs. Malheureusement, le jeune adolescent tomba à la renverse et chuta dans les marches accompagnés des deux singes aux bras. Le rire tonitruant du démon se faisait entendre tandis que le jeune héro s’écrasait lourdement sur le sol. D’un geste puissant il écarta les deux bras et écrasa ses deux assaillants contre le sol. Maintenant libre, il se releva et put apercevoir cinq autre Xaltors se diriger à pleine vitesse vers lui. Tête baissé, il fonça dans leur direction, ce qui les surpris légèrement et lui permis d’écrabouiller l’un d’eux avec son pied tandis qu’il frappait un second en plein visage.

* *
*

De son côté, Spirit Warrior s’affaiblissait à chaque nouvel assaut de ces petits montres rouge. Son armure le protégeant des morsures, mais lui drainant son énergie vitale. Appuyé contre son épée, il regardait le petit monticule de cadavre démoniaque qui gisait à ses pieds, mais déjà les couinements significatifs d’un autre groupe se dirigeaient vers lui. Trop faible pour continuer à se battre, il décida d’opter pour une tactique plus prudente. Il s’éleva tranquillement dans les airs tandis que son armure et son épée disparaissaient. Il était inquiet. Inquiet de voir tant d’adversaire et de ne pas être en mesure de pouvoir les affronter. Inquiet de peut-être devoir fuir. Inquiet de peut-être ne pas être en mesure de fuir.

* *
*

Golem remontait les marches pour une seconde fois. Le petit groupe de Xaltor maintenant immobile au bas de l’escalier. Le démon n’était plus là. Il le rechercha du regard, mais aucune trace visible du démon. Il regarda sa main et le glyphe lui confirma ses craintes. Le démon avait quitté les lieux. Certes, l’endroit était maintenant infesté de Xaltor et la brèche était toujours ouverte, mais ils étaient surtout venus pour capturer le monstre. Golem avait visiblement sous estimé son adversaire. Il se remit en marche, direction la brèche. Spirit Warrior apparut au-dessus de lui. Il semblait faible tandis qu’il se posait devant Golem.
-Il est partie, mentionna l’allemand.
-Je sais, mais on doit fermer cette brèche sinon les Xaltor continueront d’envahir le casino, puis la ville.
-Alors qu’est-ce que tu attends ? demanda sarcastiquement Spirit Warrior.
Derrière eux, les monstruosités se regroupaient. Golem hésita à continuer et de laisser seul son nouveau compagnon visiblement affaiblie. Voyant cette hésitation Spirit Warrior lui fit signe de tête.
-Allez, va. Je m’en occupe.
L’épée d’énergie apparut dans ses mains.
-Il me reste un peu de jus pour ces foutus singes, ajouta-t-il.
-Je fais vite et je reviens pour t’aider, dit Golem en courant vers la brèche.
Une des créatures sauta dans les airs visant le visage de Spirit Warrior. La créature s’immobilisa à une dizaine de centimètre de son visage. Suspendu dans les airs, la créature ne put éviter le coup d’épée qui la coupa en deux.
-Qui est le suivant ? Brava le jeune mutant.
La réponse ne se fit pas attendre alors que le groupe d’une vingtaine de Xaltor se mit en branle et fonça directement vers lui. Canalisant le plus de pouvoir télékinétique qu’il possédait, Spirit Warrior déchaîna les enfers sur ces créatures malignes. Ces dernières volaient dans tous les sens, heurtant lampes, murs, rampes et machines à sous. Une seule d’entre elles suffit pour que tout bascule. Une morsure directe dans le mollet arracha un cri de douleur à Dietrich qui s’effondra par terre. La douleur était paralysante, surtout que la créature ne lâchait pas prise et que d’autres arriverait bientôt. Spirit Warrior aurait bien voulu matérialisé son arme, mais il n’y arrivait pas. Une nouvelle morsure au bras droit. Il semblait bien que son heure était arrivé. Quelque chose semblait jouer dans son ventre. Levant la tête il vit avec horreur un des Xaltor sur lui, lui griffant sauvagement le ventre. Spirit Warrior sombra dans l’inconscience.

À suivre


avatar
Kaully

Masculin Date d'inscription : 20/07/2010
Age : 36
Localisation : Québec

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Multivers] Street Justice

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum